Evaluation de la pénétration du carbone anthropique en Méditerranée | La Méditerranée
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al., 2015b). L’augmentation de l’AT est beaucoup plus le résultat de la dissolution des
carbonates de calcium avec la profondeur (e.g., Álvarez et al., 2014; Gemayel et al., 2015).
D’après Schneider et al. (2007), les principaux apports d’AT dans le système méditerranéen
sont les rivières et la mer Noire alors que les puits sont la sédimentation des carbonates de
calcium et l’océan Atlantique. Selon Cossarini et al. (2015), via la circulation thermohaline
méditerranéenne, les eaux intermédiaires et profondes du bassin oriental sont aussi une source
importante d’AT pour le bassin occidental.
Figure 11: A gauche : distribution verticale de (a) l’AT et (b) du TCO2 dans le bassin occidental
(Gemayel et al., 2015). A droite : distribution spatiale de (a) l’AT et (b) du TCO2 dans les deux
bassins de la Méditerranée en 2011 (Álvarez et al., 2014).
Une étude récente au niveau des eaux de surface (0-80 m) du bassin Levantin (au large des
côtes libanaises) a montré une tendance à l’augmentation de l’AT et du TCO2 ; significative
pour le TCO2 seulement en surface (+5 ± 2 μmol.kg
−1
.an
−1
). Cette augmentation des
concentrations d’AT, qui est principalement attribuée aux processus de dilution (e.g., apports
des rivières, conditions météorologiques extrêmes et précipitations), pourrait jouer un effet
tampon sur les taux d’acidification des eaux (Hassoun et al., 2019).
Il est intéressant de noter également qu’en utilisant des résultats de mesures directes (campagne
M84/3 en 2011), Álvarez et al. (2014) confirment que toute la Méditerranée est très saturée en
carbonates de calcium (calcite et aragonite) sur toute la colonne d’eau (degré de saturation>>1).
Cossarini et al. (2015) estiment le flux net d’AT sortant de Gibraltar à 3,1 10
12
mol/an. Ce
dernier est proche de l’estimation de Copin‐Montégut (1993) qui est de 2,43 10
12
mol/an, soit,
quatre fois plus que le chiffre de 0,8 10
12
mol/an proposé par Schneider et al. (2007). La
Méditerranée est également une source de TCO2 pour l’Atlantique avec un export net de 20 à
70 Tg C/an (Aït-Ameur et Goyet, 2006). Huertas et al. (2009) l’estiment à 25 ± 0,6 Tg C/an.
(a)
(b)
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al., 2015b). L’augmentation de l’AT est beaucoup plus le résultat de la dissolution des
carbonates de calcium avec la profondeur (e.g., Álvarez et al., 2014; Gemayel et al., 2015).
D’après Schneider et al. (2007), les principaux apports d’AT dans le système méditerranéen
sont les rivières et la mer Noire alors que les puits sont la sédimentation des carbonates de
calcium et l’océan Atlantique. Selon Cossarini et al. (2015), via la circulation thermohaline
méditerranéenne, les eaux intermédiaires et profondes du bassin oriental sont aussi une source
importante d’AT pour le bassin occidental.
Figure 11: A gauche : distribution verticale de (a) l’AT et (b) du TCO2 dans le bassin occidental
(Gemayel et al., 2015). A droite : distribution spatiale de (a) l’AT et (b) du TCO2 dans les deux
bassins de la Méditerranée en 2011 (Álvarez et al., 2014).
Une étude récente au niveau des eaux de surface (0-80 m) du bassin Levantin (au large des
côtes libanaises) a montré une tendance à l’augmentation de l’AT et du TCO2 ; significative
pour le TCO2 seulement en surface (+5 ± 2 μmol.kg
−1
.an
−1
). Cette augmentation des
concentrations d’AT, qui est principalement attribuée aux processus de dilution (e.g., apports
des rivières, conditions météorologiques extrêmes et précipitations), pourrait jouer un effet
tampon sur les taux d’acidification des eaux (Hassoun et al., 2019).
Il est intéressant de noter également qu’en utilisant des résultats de mesures directes (campagne
M84/3 en 2011), Álvarez et al. (2014) confirment que toute la Méditerranée est très saturée en
carbonates de calcium (calcite et aragonite) sur toute la colonne d’eau (degré de saturation>>1).
Cossarini et al. (2015) estiment le flux net d’AT sortant de Gibraltar à 3,1 10
12
mol/an. Ce
dernier est proche de l’estimation de Copin‐Montégut (1993) qui est de 2,43 10
12
mol/an, soit,
quatre fois plus que le chiffre de 0,8 10
12
mol/an proposé par Schneider et al. (2007). La
Méditerranée est également une source de TCO2 pour l’Atlantique avec un export net de 20 à
70 Tg C/an (Aït-Ameur et Goyet, 2006). Huertas et al. (2009) l’estiment à 25 ± 0,6 Tg C/an.
(a)
(b)
