Evaluation de la pénétration du carbone anthropique en Méditerranée | La Méditerranée
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1.3.2.1.2 Cycle saisonnier
En intégrant des observations in-situ d’AT à un modèle 3D de transport biogéochimique,
Cossarini et al. (2015) ont pu déduire la gamme de variation annuelle de l’AT de surface. Cette
dernière varie de 10-15 µmol/kg pour l’Alboran (entrée des eaux atlantiques) et les régions
nord-ouest (ventilation verticale importante) à 50 µmol/kg dans les Baléares, la région sudouest et le canal de Sicile. Ces variations sont confinées aux 50 premiers mètres et sont dues
aux dynamiques à méso-échelle et au transport horizontal des eaux atlantiques à faible AT qui
génèrent de fortes fluctuations dans la Méditerranée sud-ouest.
Gemayel et al. (2015) qui ont reconstruit l’AT et le TCO2 de surface de la Méditerranée en
utilisant des polynômes de second et de troisième ordre, respectivement, déduisent une
variabilité spatiale différente pour ces deux paramètres. Ces auteurs estiment la variation
saisonnière maximale de l’AT à -80 µmol/kg (ATété-AThiver) dans la mer d’Alboran. Pour les
Baléares et la mer Ligure, une variation de l’AT de -30 µmol/kg est notée (contre -70 µmol/kg
pour le TCO2). Ces variations (ATété-AThiver) montrent un gradient croissant vers l’est. Ceci
implique que l’AT des eaux atlantiques durant l’hiver a des concentrations plus importantes
que durant l’été. Le refroidissement des eaux de surface durant l’hiver augmente la densité de
ces eaux et favorise un mélange avec les eaux profondes enrichies en AT et TCO2 à partir de la
reminéralisation de la matière organique et la dissolution des CaCO3. La saisonnalité est plus
prononcée pour le TCO2 qui a probablement une réponse plus forte aux processus biologiques
(Takahashi et al., 1993).
Durant l’hiver, l’AT et le TCO2 de surface sont plus importants dans le bassin occidental par
rapport au bassin oriental en raison de l’approfondissement de la thermocline saisonnière et le
mélange avec des eaux de subsurface plus denses. Au contraire, durant l’été, c’est le bassin
oriental qui présente de plus fortes concentrations d’AT et de TCO2, suite à l’évaporation
importante ainsi qu’à l’ultra-oligotrophie de ce bassin (Gemayel et al., 2015).
Dans le sous bassin Algérien et au long des côtes de la Tunisie et de la Lybie, les variations
saisonnières montrent de plus fortes concentrations en AT et TCO2 durant l’été (Gemayel et al.,
2015). La côte africaine est une zone de downwelling durant la saison hivernale. Durant l’été,
des upwellings côtiers apparaissent en réponse au changement de la direction du vent vers
l’ouest près des côtes (Bakun et Agostini, 2001).
Les eaux intermédiaires montrent, quant à elles, une faible variabilité saisonnière et des
concentrations décroissantes d’AT en allant vers l’ouest (Cossarini et al., 2015) ; constat
également effectué par Álvarez et al. (2014).
1.3.2.1.3 Moteur de la variation saisonnière
Le cycle saisonnier de l’AT de surface (gamme moyenne de 40 µmol/kg) est régit
principalement par les processus physiques (cycle saisonnier de l’évaporation et du mélange
vertical) qui sont 5 à 8 fois plus importants que les processus biologiques (Cossarini et al.,
2015). Néanmoins, ces derniers contribuent significativement à la variabilité annuelle en
augmentant l’AT durant la période hiver-printemps. L’impact biologique le plus important est
noté dans la Méditerranée Nord-Ouest puis il décroit vers l’est en suivant le gradient trophique
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1.3.2.1.2 Cycle saisonnier
En intégrant des observations in-situ d’AT à un modèle 3D de transport biogéochimique,
Cossarini et al. (2015) ont pu déduire la gamme de variation annuelle de l’AT de surface. Cette
dernière varie de 10-15 µmol/kg pour l’Alboran (entrée des eaux atlantiques) et les régions
nord-ouest (ventilation verticale importante) à 50 µmol/kg dans les Baléares, la région sudouest et le canal de Sicile. Ces variations sont confinées aux 50 premiers mètres et sont dues
aux dynamiques à méso-échelle et au transport horizontal des eaux atlantiques à faible AT qui
génèrent de fortes fluctuations dans la Méditerranée sud-ouest.
Gemayel et al. (2015) qui ont reconstruit l’AT et le TCO2 de surface de la Méditerranée en
utilisant des polynômes de second et de troisième ordre, respectivement, déduisent une
variabilité spatiale différente pour ces deux paramètres. Ces auteurs estiment la variation
saisonnière maximale de l’AT à -80 µmol/kg (ATété-AThiver) dans la mer d’Alboran. Pour les
Baléares et la mer Ligure, une variation de l’AT de -30 µmol/kg est notée (contre -70 µmol/kg
pour le TCO2). Ces variations (ATété-AThiver) montrent un gradient croissant vers l’est. Ceci
implique que l’AT des eaux atlantiques durant l’hiver a des concentrations plus importantes
que durant l’été. Le refroidissement des eaux de surface durant l’hiver augmente la densité de
ces eaux et favorise un mélange avec les eaux profondes enrichies en AT et TCO2 à partir de la
reminéralisation de la matière organique et la dissolution des CaCO3. La saisonnalité est plus
prononcée pour le TCO2 qui a probablement une réponse plus forte aux processus biologiques
(Takahashi et al., 1993).
Durant l’hiver, l’AT et le TCO2 de surface sont plus importants dans le bassin occidental par
rapport au bassin oriental en raison de l’approfondissement de la thermocline saisonnière et le
mélange avec des eaux de subsurface plus denses. Au contraire, durant l’été, c’est le bassin
oriental qui présente de plus fortes concentrations d’AT et de TCO2, suite à l’évaporation
importante ainsi qu’à l’ultra-oligotrophie de ce bassin (Gemayel et al., 2015).
Dans le sous bassin Algérien et au long des côtes de la Tunisie et de la Lybie, les variations
saisonnières montrent de plus fortes concentrations en AT et TCO2 durant l’été (Gemayel et al.,
2015). La côte africaine est une zone de downwelling durant la saison hivernale. Durant l’été,
des upwellings côtiers apparaissent en réponse au changement de la direction du vent vers
l’ouest près des côtes (Bakun et Agostini, 2001).
Les eaux intermédiaires montrent, quant à elles, une faible variabilité saisonnière et des
concentrations décroissantes d’AT en allant vers l’ouest (Cossarini et al., 2015) ; constat
également effectué par Álvarez et al. (2014).
1.3.2.1.3 Moteur de la variation saisonnière
Le cycle saisonnier de l’AT de surface (gamme moyenne de 40 µmol/kg) est régit
principalement par les processus physiques (cycle saisonnier de l’évaporation et du mélange
vertical) qui sont 5 à 8 fois plus importants que les processus biologiques (Cossarini et al.,
2015). Néanmoins, ces derniers contribuent significativement à la variabilité annuelle en
augmentant l’AT durant la période hiver-printemps. L’impact biologique le plus important est
noté dans la Méditerranée Nord-Ouest puis il décroit vers l’est en suivant le gradient trophique
