Evaluation de la pénétration du carbone anthropique en Méditerranée | Résultats et discussions
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l’Algerian, le Tyrrhénien et le Liguro-provençal, respectivement. Ces résultats sont dans la
même gamme que ceux trouvés par d’autres auteurs sur la même zone (Cossarini et al., 2015;
Gemayel et al., 2015; Lovato et Vichi, 2015).
Localement, une diminution de l’AT et du TCO2 est observée dans le Golfe du Lion au
printemps (2480 et 2200 µmol/kg, respectivement), probablement en raison des apports du
Rhône dont l’effet reste confiné à cette zone (Cossarini et al., 2015; Gemayel et al., 2015). En
mai 2011, le Rhône a subi une baisse considérable de son débit et a été marqué par un des plus
importants étiages de cette rivière suite à des déficits de neige et de précipitations (BRLi, 2014).
Variabilité saisonnière de la pCO2
La pCO2 est caractérisée par un cycle saisonnier très marqué (différence de ~ 150 µatm) (Figure
48.a) avec un minimum en hiver (343,8 ± 14,6 µatm) et un maximum en été (469,4 ± 41,6
µatm). Cette amplitude importante des variations saisonnières a été observée par plusieurs
auteurs durant les mêmes saisons (Bégovic et Copin-Montégut, 2002; D’Ortenzio et al., 2008;
Merlivat et al., 2018; Taillandier et al., 2012). Entre 1995 et 1997, Hood et Merlivat (2001) ont
constaté que le nord-ouest de la Méditerranée a plutôt présenté un minimum durant le
printemps.
La Méditerranée occidentale est un puits de CO2 en hiver et au printemps (entre novembre et
mai) (ΔpCO2 ~ 40 µatm) et devient une source importante le reste de l’année (en été et en
automne) avec un pic au mois d’aout (ΔpCO2 ~ 100 µatm). D’après la Figure 49, ces
fluctuations sont la conséquence directe de l’effet thermique qui est illustré par la très bonne
corrélation entre le cycle annuel de la température de surface et celui du CO2 (e.g., D’Ortenzio
et al., 2008; Louanchi et al., 2009). Une normalisation des valeurs de pCO2 selon une
température de 13°C (Figure 48.b) montre que l’effet thermodynamique est compensé par
d’autres processus moins dominants (biologie et mélange) (Bégovic et Copin-Montégut, 2002).
Saison
N
pCO2 SD
Eté
138 469,4 41,6
Automne
142 442,5 42,3
Hiver
126 343,8 14,6
printemps 156 357,7 22,6
(a)
(b)
Figure 48: (a) Variations mensuelles et saisonnières de pCO2 en Méditerranée occidentale durant
l'année 2011. Le trait en rouge correspond aux concentrations atmosphériques. (b) La pCO2
normalisée à une température de 13° C
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