Evaluation de la pénétration du carbone anthropique en Méditerranée | Résultats et discussions
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échanges air-mer et représente 40 %. La contribution de la température semble très importante
également, principalement pour le sous bassin Tyrrhénien (42 %) et à moindre degré pour
l’Alboran (38 %) et le Liguro-provençal (32%).
La Figure 47 montre les concentrations mensuelles de chlorophylle pour les quatre sous bassins
étudiés durant l’année 2011. Les données sont issues du capteur MODIS (Moderate Resolution
Imaging Spectroradiometer) et distribuées par la NASA (National Aeronautics and Space
Administration) via la plateforme GIOVANNI. Les concentrations maximales sont observées
en automne et en hiver (entre octobre et mars) avec un pic pouvant dépassé les 1 mg/m
3
dans
l’Alboran. Le sous bassin Tyrrhénien présente, quant-à-lui, les plus faibles concentrations avec
moins de 0,5 mg/m
3
. Ces constats peuvent expliquer les différentes contributions biologiques
des sous bassins de la Méditerranée occidentale.
La variabilité spatiale, quant-à-elle, est assez prononcée : les eaux atlantiques sont caractérisées
par de faibles concentrations (sous bassin Alboran et Algérien). Ces eaux deviennent plus
concentrées à l’est et au nord du bassin en gagnant en salinité (sous bassins Tyrrhénien et
Liguro-provençal). Ces gradients croissants vers l’est et le nord du bassin, fortement affectés
par la circulation thermohaline, ont été rapportés par plusieurs auteurs qui se sont basés sur
différentes méthodologies (Álvarez et al., 2014; Cossarini et al., 2015; Schneider et al., 2007;
Touratier et Goyet, 2011). A l’échelle du bassin, les effets de l’évaporation et des eaux
atlantiques sont donc les principaux régisseurs de la dynamique spatiale de l’alcalinité. Les
concentrations moyennes de l’AT sont de 2408 ± 18, 2477 ± 20, 2534 ± 26, 2544 ± 23 µmol/kg
pour l’Alboran, l’Algerian, le Tyrrhénien et le Liguro-provençal, respectivement. Pour le TCO2,
les concentrations sont de 2111 ± 23, 2184 ± 21, 2221 ± 21, 2241 ± 26, µmol/kg pour l’Alboran,
Alboran
Algérien
Tyrrhénien
Liguro-provençal
Figure 47: Variations mensuelles des concentrations de chlorophylle pour les quatre sous bassins
de la Méditerranée occidentale pour l’année 2011. Graphes générés par l’outil GIOVANNI de la
NASA (Earthdata) : moyennes mensuelles avec une résolution de 4 km (MODIS-Aqua
MODISA_L3m_CHL v2018) (https://giovanni.gsfc.nasa.gov/giovanni/)
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échanges air-mer et représente 40 %. La contribution de la température semble très importante
également, principalement pour le sous bassin Tyrrhénien (42 %) et à moindre degré pour
l’Alboran (38 %) et le Liguro-provençal (32%).
La Figure 47 montre les concentrations mensuelles de chlorophylle pour les quatre sous bassins
étudiés durant l’année 2011. Les données sont issues du capteur MODIS (Moderate Resolution
Imaging Spectroradiometer) et distribuées par la NASA (National Aeronautics and Space
Administration) via la plateforme GIOVANNI. Les concentrations maximales sont observées
en automne et en hiver (entre octobre et mars) avec un pic pouvant dépassé les 1 mg/m
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l’Alboran. Le sous bassin Tyrrhénien présente, quant-à-lui, les plus faibles concentrations avec
moins de 0,5 mg/m
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. Ces constats peuvent expliquer les différentes contributions biologiques
des sous bassins de la Méditerranée occidentale.
La variabilité spatiale, quant-à-elle, est assez prononcée : les eaux atlantiques sont caractérisées
par de faibles concentrations (sous bassin Alboran et Algérien). Ces eaux deviennent plus
concentrées à l’est et au nord du bassin en gagnant en salinité (sous bassins Tyrrhénien et
Liguro-provençal). Ces gradients croissants vers l’est et le nord du bassin, fortement affectés
par la circulation thermohaline, ont été rapportés par plusieurs auteurs qui se sont basés sur
différentes méthodologies (Álvarez et al., 2014; Cossarini et al., 2015; Schneider et al., 2007;
Touratier et Goyet, 2011). A l’échelle du bassin, les effets de l’évaporation et des eaux
atlantiques sont donc les principaux régisseurs de la dynamique spatiale de l’alcalinité. Les
concentrations moyennes de l’AT sont de 2408 ± 18, 2477 ± 20, 2534 ± 26, 2544 ± 23 µmol/kg
pour l’Alboran, l’Algerian, le Tyrrhénien et le Liguro-provençal, respectivement. Pour le TCO2,
les concentrations sont de 2111 ± 23, 2184 ± 21, 2221 ± 21, 2241 ± 26, µmol/kg pour l’Alboran,
Alboran
Algérien
Tyrrhénien
Liguro-provençal
Figure 47: Variations mensuelles des concentrations de chlorophylle pour les quatre sous bassins
de la Méditerranée occidentale pour l’année 2011. Graphes générés par l’outil GIOVANNI de la
NASA (Earthdata) : moyennes mensuelles avec une résolution de 4 km (MODIS-Aqua
MODISA_L3m_CHL v2018) (https://giovanni.gsfc.nasa.gov/giovanni/)
