Evaluation de la pénétration du carbone anthropique en Méditerranée | Résultats et discussions
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La comparaison de nos résultats avec ceux de la littérature révèle quelques similarités et
plusieurs divergences. Cossarini et al. (2015), qui ont considéré la période de 1998 à 2004,
décrient un cycle saisonnier de l’AT qui varie de 10-15 µmol/kg dans l’Alboran et les régions
nord-ouest à un maximum de 50 µmol/kg aux Baléares et des zones dans le sud-ouest et le canal
de Sicile. De son côté, Gemayel et al. (2015), qui ont utilisé une méthode similaire à la nôtre et
qui ont considéré la période de 1998 à 2013, observent des variations maximales pouvant
atteindre les 80 µmol/kg dans l’Alboran. Selon les mêmes auteurs, les maxima d’AT dans le
sous bassin Algérien sont observés en été (et non pas en automne) en raison des upwellings qui
s’y produisent. Il est important de noter toutefois que notre estimation de l’AT ne prend pas en
considération l’effet de la biologie. Selon Cossarini et al. (2015), même si la contribution
physique à la variabilité de l’AT est 5 à 8 fois plus importante que la biologique, cette dernière
contribue significativement à la variabilité annuelle en augmentant l’AT durant la période hiverprintemps. L’impact biologique le plus important est noté dans la Méditerranée nord-ouest et
décroit vers l’est en suivant le gradient trophique de la Méditerranée.
La variabilité saisonnière est légèrement plus significative pour le TCO2 avec en moyenne 45,
10, 22 et 34 µmol/kg pour l’Alboran, l’Algérien, le Liguro-provençal et le Tyrrhénien,
respectivement. L’Alboran étant le portail de la Méditerranée vers l’océan Atlantique, beaucoup
d’échanges latéraux de carbone s’y produisent avec une activité synthétique variable (AïtAmeur et Goyet, 2006; Huertas et al., 2009; Malanotte-Rizzoli et al., 2014). La plus grande
variabilité du TCO2 par rapport à l’AT, également observée par Gemayel et al. (2015), peut être
expliquée par une réponse plus forte du TCO2 aux processus biologiques (Takahashi et al.,
1993). Afin de confirmer cela, le Tableau 21 reprend l’importance relative des variables
utilisées pour la prédiction des concentrations de TCO2. La contribution physique dans la
variabilité de ce paramètre l’emporte clairement sur la contribution biologique avec une
moyenne de 84 % et 16 %, respectivement.
Tableau 21 : Importance relative des variables utilisées dans l’explication de la variabilité du TCO2
Sous bassin
Contribution de la Physique
Contribution de la Biologie
Salinité
Température
UAO
Alboran
46 %
38,2 %
15,8 %
Total : 84,2 %
Algérien
63,4 %
12,6 %
24 %
Total : 76 %
Liguro-provençal
48,4 %
32,3 %
19,3 %
Total : 80,7 %
Tyrrhénien
51,8 %
42,1 %
6,1 %
Total : 93,9 %
Ces résultats sont proches de ceux de Lovato et Vichi (2015) (75,6 % et 21 %, respectivement)
et de Taillandier et al. (2012) (65–85 % et 21–29 %, respectivement). Le sous bassin Tyrrhénien
présente la contribution biologique la moins importante (6 %) alors que l’Algérien présente un
taux maximal de 24 %, suivi du Liguro-provençal (19 %) et de l’Alboran (16 %). Selon
D’Ortenzio et al. (2008), la contribution biologique équivaut à l’importance de celle des
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La comparaison de nos résultats avec ceux de la littérature révèle quelques similarités et
plusieurs divergences. Cossarini et al. (2015), qui ont considéré la période de 1998 à 2004,
décrient un cycle saisonnier de l’AT qui varie de 10-15 µmol/kg dans l’Alboran et les régions
nord-ouest à un maximum de 50 µmol/kg aux Baléares et des zones dans le sud-ouest et le canal
de Sicile. De son côté, Gemayel et al. (2015), qui ont utilisé une méthode similaire à la nôtre et
qui ont considéré la période de 1998 à 2013, observent des variations maximales pouvant
atteindre les 80 µmol/kg dans l’Alboran. Selon les mêmes auteurs, les maxima d’AT dans le
sous bassin Algérien sont observés en été (et non pas en automne) en raison des upwellings qui
s’y produisent. Il est important de noter toutefois que notre estimation de l’AT ne prend pas en
considération l’effet de la biologie. Selon Cossarini et al. (2015), même si la contribution
physique à la variabilité de l’AT est 5 à 8 fois plus importante que la biologique, cette dernière
contribue significativement à la variabilité annuelle en augmentant l’AT durant la période hiverprintemps. L’impact biologique le plus important est noté dans la Méditerranée nord-ouest et
décroit vers l’est en suivant le gradient trophique de la Méditerranée.
La variabilité saisonnière est légèrement plus significative pour le TCO2 avec en moyenne 45,
10, 22 et 34 µmol/kg pour l’Alboran, l’Algérien, le Liguro-provençal et le Tyrrhénien,
respectivement. L’Alboran étant le portail de la Méditerranée vers l’océan Atlantique, beaucoup
d’échanges latéraux de carbone s’y produisent avec une activité synthétique variable (AïtAmeur et Goyet, 2006; Huertas et al., 2009; Malanotte-Rizzoli et al., 2014). La plus grande
variabilité du TCO2 par rapport à l’AT, également observée par Gemayel et al. (2015), peut être
expliquée par une réponse plus forte du TCO2 aux processus biologiques (Takahashi et al.,
1993). Afin de confirmer cela, le Tableau 21 reprend l’importance relative des variables
utilisées pour la prédiction des concentrations de TCO2. La contribution physique dans la
variabilité de ce paramètre l’emporte clairement sur la contribution biologique avec une
moyenne de 84 % et 16 %, respectivement.
Tableau 21 : Importance relative des variables utilisées dans l’explication de la variabilité du TCO2
Sous bassin
Contribution de la Physique
Contribution de la Biologie
Salinité
Température
UAO
Alboran
46 %
38,2 %
15,8 %
Total : 84,2 %
Algérien
63,4 %
12,6 %
24 %
Total : 76 %
Liguro-provençal
48,4 %
32,3 %
19,3 %
Total : 80,7 %
Tyrrhénien
51,8 %
42,1 %
6,1 %
Total : 93,9 %
Ces résultats sont proches de ceux de Lovato et Vichi (2015) (75,6 % et 21 %, respectivement)
et de Taillandier et al. (2012) (65–85 % et 21–29 %, respectivement). Le sous bassin Tyrrhénien
présente la contribution biologique la moins importante (6 %) alors que l’Algérien présente un
taux maximal de 24 %, suivi du Liguro-provençal (19 %) et de l’Alboran (16 %). Selon
D’Ortenzio et al. (2008), la contribution biologique équivaut à l’importance de celle des
