Evaluation de la pénétration du carbone anthropique en Méditerranée | Résultats et discussions
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La Figure 42 illustre la distribution du ΔpH sur la section est-ouest de la campagne SOMBA.
Les variations de pH sont très corrélées avec la distribution du C
ant
. Les anciennes masses d’eau
(LIWs) sont caractérisées par le degré d’acidification le plus faible, alors que les nouvelles sont
les plus riches en C
ant
et sont, de ce fait, les plus acidifiées. Le tourbillon anticyclonique qui se
situe à 6° E est caractérisé par une acidification entre -0,13 unité de pH (MCM) et -0,16 unité
de pH (TrOCA). Il est difficile de conclure sur l’évolution de l’acidification en se basant sur
une comparaison de nos résultats avec la littérature (Hassoun et al., 2015a; Touratier et al.,
2012; Touratier et Goyet, 2011) (Tableau 19).
Figure 42: Variation de pH entre la période préindustrielle et 2014 sur la section est-ouest de la
campagne SOMBA en utilisant les deux méthodes de calcul du C
ant
: (a) MCM et (b) TrOCA
En effet, malgré le fait que toutes les estimations ont été réalisées sur la base de la méthode
TrOCA, ces dernières ont considéré la Méditerranée dans son intégralité, alors que l’étude
actuelle se focalise exclusivement sur le bassin Algérien. Le degré maximale d’acidification a
augmenté de 0,034 unité de pH (de -0,156 à -0,19), ce qui est considérable pour une année
seulement, sachant qu’entre la première estimation de l’acidification en 2001 (de -0,14 à -0,05
unité de pH : Touratier et Goyet, 2011) et la dernière en 2013 (de -0,156 à -0,055 unité de pH :
Hassoun et al., 2015a) une augmentation maximale de 0,016 unité de pH a été observée (en 12
ans). Cette augmentation des concentrations est liée aux mêmes facteurs expliquant
l’augmentation du C
ant
, cités plus haut, en raison de la corrélation positive qui existe entre ces
deux paramètres.
Les variations du degré de saturation en aragonite et calcite (ΔΩCa et ΔΩar) sont représentées
sur le Tableau 19 et la Figure 43. Les valeurs moyennes du ΔΩCa et ΔΩar sont de -0,9 à -1,06 ±
0,15 pour la calcite et de -0,59 à -0,69 ± 0,09 pour l’aragonite. Ces résultats sont en accord avec
ceux de Hassoun et al. (2015a). Néanmoins, malgré l’acidification importante du bassin, le
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La Figure 42 illustre la distribution du ΔpH sur la section est-ouest de la campagne SOMBA.
Les variations de pH sont très corrélées avec la distribution du C
ant
. Les anciennes masses d’eau
(LIWs) sont caractérisées par le degré d’acidification le plus faible, alors que les nouvelles sont
les plus riches en C
ant
et sont, de ce fait, les plus acidifiées. Le tourbillon anticyclonique qui se
situe à 6° E est caractérisé par une acidification entre -0,13 unité de pH (MCM) et -0,16 unité
de pH (TrOCA). Il est difficile de conclure sur l’évolution de l’acidification en se basant sur
une comparaison de nos résultats avec la littérature (Hassoun et al., 2015a; Touratier et al.,
2012; Touratier et Goyet, 2011) (Tableau 19).
Figure 42: Variation de pH entre la période préindustrielle et 2014 sur la section est-ouest de la
campagne SOMBA en utilisant les deux méthodes de calcul du C
ant
: (a) MCM et (b) TrOCA
En effet, malgré le fait que toutes les estimations ont été réalisées sur la base de la méthode
TrOCA, ces dernières ont considéré la Méditerranée dans son intégralité, alors que l’étude
actuelle se focalise exclusivement sur le bassin Algérien. Le degré maximale d’acidification a
augmenté de 0,034 unité de pH (de -0,156 à -0,19), ce qui est considérable pour une année
seulement, sachant qu’entre la première estimation de l’acidification en 2001 (de -0,14 à -0,05
unité de pH : Touratier et Goyet, 2011) et la dernière en 2013 (de -0,156 à -0,055 unité de pH :
Hassoun et al., 2015a) une augmentation maximale de 0,016 unité de pH a été observée (en 12
ans). Cette augmentation des concentrations est liée aux mêmes facteurs expliquant
l’augmentation du C
ant
, cités plus haut, en raison de la corrélation positive qui existe entre ces
deux paramètres.
Les variations du degré de saturation en aragonite et calcite (ΔΩCa et ΔΩar) sont représentées
sur le Tableau 19 et la Figure 43. Les valeurs moyennes du ΔΩCa et ΔΩar sont de -0,9 à -1,06 ±
0,15 pour la calcite et de -0,59 à -0,69 ± 0,09 pour l’aragonite. Ces résultats sont en accord avec
ceux de Hassoun et al. (2015a). Néanmoins, malgré l’acidification importante du bassin, le
