Evaluation de la pénétration du carbone anthropique en Méditerranée | Résultats et discussions
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Tableau 19 montre clairement que les eaux du bassin Algérien restent sursaturées en calcite et
aragonite à travers toute la colonne d’eau, avec des degrés de saturation moyens de 2,4–4,5 et
1,6–2,9, respectivement. Ces résultats sont cohérents avec les travaux d’Álvarez et al. (2014)
et de Hassoun et al. (2015a) pour la Méditerranée, et avec ceux de Chen et al. (2006b) pour la
mer de Chine Sud. Néanmoins, contrairement aux résultats d’Álvarez et al. (2014), la
distribution verticale du degré de saturation ne montre pas un gradient longitudinal distinct vers
l’est.
Dans les mers marginales où les eaux sont caractérisées par de plus faibles températures et
alcalinités que celles de la Méditerranée, une sous-saturation des CaCO3 peut être observée à
partir de 1000 m de profondeur (e.g., Chen et al., 1995). En Méditerranée occidentale, des
degrés de saturation très proches de ceux observés durant la campagne SOMBA ont été reportés
durant une campagne qui s’est déroulée en 1976 (ΩCa = 2,5 et ΩAr = 1,5) (Millero et al., 1979).
Nos résultats suggèrent que la sursaturation en CaCO3 des eaux de la Méditerranée va
probablement durer pour plusieurs autres décennies, tel que proposé également par Goyet et al.
(2016). L’augmentation du degré de saturation des eaux en CaCO3, causée par l’augmentation
de la température des eaux, compenserait partiellement l’acidification des eaux puisque le
produit de solubilité des CaCO3 (K*) diminue avec l’augmentation de la température causée
par le réchauffement climatique. Ce phénomène est accentué en Méditerranée en raison de son
statut de mer semi-fermée. Le bassin Algérien a également une bonne capacité à tamponner
l’effet de l’augmentation du CO2 sur l’état de saturation en CaCO3, tel qu’indiqué
précédemment. De plus, d’après les résultats d’Álvarez et al. (2014), une éventuelle diminution
de la calcification (TCO2 augmente et AT augmente du double), va compenser la diminution
du pH et de Ω mais ne va compenser que la moitié de l’augmentation du CO2.
Selon Yilmaz et al. (2008), dans le future proche, cette acidification n’affectera pas la
calcification des carbonates de calcium mais plutôt la spéciation des nutriments et le régime
trophique de la Méditerranée, par l’augmentation de la limitation des phosphates et de
l’oligotrophie.
La distribution verticale du ΔΩCa et ΔΩar est représentée dans la Figure 43. L’impact de
l’acidification des eaux est visible sur toute la colonne d’eau avec une distribution similaire
pour la calcite et l’aragonite, cette dernière présentant de plus faibles variations. En fonction de
la méthode utilisée pour le calcul du C
ant
, un shift de près de 1000 m est observé entre les
horizons de variation des deux formes de CaCO3, avec une diminution plus importante en
utilisant la méthode TrOCA. A l’inverse de Hassoun et al. (2015a) qui ont observé un gradient
vers l’est du degré de saturation des CaCO3, nos résultats ne montrent pas de gradient distinct.
Néanmoins, l’activité à méso-échelle affecte considérablement la distribution verticale.
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Tableau 19 montre clairement que les eaux du bassin Algérien restent sursaturées en calcite et
aragonite à travers toute la colonne d’eau, avec des degrés de saturation moyens de 2,4–4,5 et
1,6–2,9, respectivement. Ces résultats sont cohérents avec les travaux d’Álvarez et al. (2014)
et de Hassoun et al. (2015a) pour la Méditerranée, et avec ceux de Chen et al. (2006b) pour la
mer de Chine Sud. Néanmoins, contrairement aux résultats d’Álvarez et al. (2014), la
distribution verticale du degré de saturation ne montre pas un gradient longitudinal distinct vers
l’est.
Dans les mers marginales où les eaux sont caractérisées par de plus faibles températures et
alcalinités que celles de la Méditerranée, une sous-saturation des CaCO3 peut être observée à
partir de 1000 m de profondeur (e.g., Chen et al., 1995). En Méditerranée occidentale, des
degrés de saturation très proches de ceux observés durant la campagne SOMBA ont été reportés
durant une campagne qui s’est déroulée en 1976 (ΩCa = 2,5 et ΩAr = 1,5) (Millero et al., 1979).
Nos résultats suggèrent que la sursaturation en CaCO3 des eaux de la Méditerranée va
probablement durer pour plusieurs autres décennies, tel que proposé également par Goyet et al.
(2016). L’augmentation du degré de saturation des eaux en CaCO3, causée par l’augmentation
de la température des eaux, compenserait partiellement l’acidification des eaux puisque le
produit de solubilité des CaCO3 (K*) diminue avec l’augmentation de la température causée
par le réchauffement climatique. Ce phénomène est accentué en Méditerranée en raison de son
statut de mer semi-fermée. Le bassin Algérien a également une bonne capacité à tamponner
l’effet de l’augmentation du CO2 sur l’état de saturation en CaCO3, tel qu’indiqué
précédemment. De plus, d’après les résultats d’Álvarez et al. (2014), une éventuelle diminution
de la calcification (TCO2 augmente et AT augmente du double), va compenser la diminution
du pH et de Ω mais ne va compenser que la moitié de l’augmentation du CO2.
Selon Yilmaz et al. (2008), dans le future proche, cette acidification n’affectera pas la
calcification des carbonates de calcium mais plutôt la spéciation des nutriments et le régime
trophique de la Méditerranée, par l’augmentation de la limitation des phosphates et de
l’oligotrophie.
La distribution verticale du ΔΩCa et ΔΩar est représentée dans la Figure 43. L’impact de
l’acidification des eaux est visible sur toute la colonne d’eau avec une distribution similaire
pour la calcite et l’aragonite, cette dernière présentant de plus faibles variations. En fonction de
la méthode utilisée pour le calcul du C
ant
, un shift de près de 1000 m est observé entre les
horizons de variation des deux formes de CaCO3, avec une diminution plus importante en
utilisant la méthode TrOCA. A l’inverse de Hassoun et al. (2015a) qui ont observé un gradient
vers l’est du degré de saturation des CaCO3, nos résultats ne montrent pas de gradient distinct.
Néanmoins, l’activité à méso-échelle affecte considérablement la distribution verticale.
