Evaluation de la pénétration du carbone anthropique en Méditerranée | Résultats et discussions
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Les fortes concentrations par unité de volume sont observées dans les parties centrales et sud
bu bassin Algérien (0,82 g.m
-3
(MCM)–0,99 g.m
-3
(TrOCA)). Les maxima observés à ces
longitudes pourraient être expliqués par l’activité anticyclonique importante qui caractérise
cette zone. Selon Pessini et al. (2018), qui ont étudiés les tourbillons algériens et leurs sites de
formation sur une période de 24 ans, la partie Sud du bassin est caractérisée par les tourbillons
à ‘longue vie’. Ces derniers se forment principalement au printemps à 6,5° E, se dirigent vers
l’est, se détachent de la pente continentale en suivant un circuit cyclonique, pour finir par
converger et terminer leur vie entre 4,5 et 6,5° E.
D’après CDIAC (2010), 23,109 Pg de carbone ont été émis en Méditerranée depuis l’ère
préindustrielle. En se basant sur nos estimations de la quantité de C
ant
séquestré (~0,5 Pg C), le
bassin Algérien semble avoir piégé, à lui seul, près de 2 % de la quantité émise par l’activité
anthropique des pays du pourtour méditerranéen.
Estimation du degré d’acidification des eaux et de leur saturation en carbonates
de calcium
La différence de pH entre la période préindustrielle et l’été 2014 se situe entre -0,19 et -0,1
unité de pH, avec en moyenne une diminution de -0,12±0,008 unité de pH (Tableau 19). Ceci
équivaut à un taux d’acidification de près de -0,0005 unité de pH par an. Les deux méthodes
d’estimation de la concentration du C
ant
induisent une diminution similaire avec une différence
moyenne de 0,01 unité de pH, ce qui est compris dans la gamme de l’écart type des valeurs.
Selon l’étude de Marcellin Yao et al. (2016), l’augmentation du CO2 atmosphérique contribue
à 70 % de la diminution du pH de surface dans la zone de formation d’eau profonde, alors que
les 30 % restants sont causés par l’augmentation des températures.
Tableau 19: Variations moyennes du pH et du degré de saturation en carbonates de calcium pour la
calcite et l’aragonite (ΔΩCa et ΔΩAr, respectivement) entre la période préindustrielle et 2014.
Paramètre
Min.
Valeur moy.
Max.
Ecart-type
ΔpHMCM
-0,19
-0,115
-0,083
± 0,008
ΔpHTrOCA
-0,199
-0,134
-0,101
± 0,007
ΩCa 2014
2,414
3,806
4,514
± 0,501
ΩAr 2014
1,603
2,464
2,909
± 0,306
ΩCa preind (MCM)
3,143
4,712
5,764
± 0,644
ΔΩCa (MCM)
-1,564
-0,907
-0,567
± 0,156
ΩCa preind (TrOCA)
3,307
4,868
5,816
± 0,639
ΔΩCa (TrOCA)
-1,644
-1,063
-0,722
± 0,149
ΩAr preind (MCM)
2,087
3,051
3,718
±0,394
ΔΩAr (MCM)
-1,008
-0,587
-0,376
± 0,097
ΩAr preind (TrOCA)
2,197
3,152
3,747
± 0,39
ΔΩAr (TrOCA)
-1,06
-0,688
-0,479
± 0,091
Etudes antérieures (Mer Méditerranée)
∆𝑝𝐻
(Touratier et Goyet, 2011)
-0,05
-
0,14
-
∆𝑝𝐻
(Palmiéri et al., 2015)
-0,06
-
-0,005
-
∆𝑝𝐻
(Touratier et al., 2012)
-0,148
-
-0,061
-
∆𝑝𝐻
(Hassoun et al., 2015a)
-0,156
-
-0,055
-
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