-55Conclusion
Sur les 6 espèces du genre Scorpaena signalé sur la côte algérienne, seules 5 espèces ont été
échantillonnées, l’espèce S. loppei n’a pas été observée et ceci est probablement dû à la courte
période d’échantillonnage ou la difficulté de son identification vu sa ressemblance avec S. notata.
Selon l’étude de la morphologie et en se basant sur les caractères choisis, on peut caractériser les
espèces de rascasse de la manière suivante :
 S. notata possède une petite tête, un lambeau supra maxillaire réduit et un tentacule supraoculaire court.
 S. porcus possède également une petite tête et un lambeau supra maxillaire réduit mais un
tentacule supra-oculaire important.
 S. elogata est caractérisé par une tête longue, un lambeau supra maxillaires très important et un
tentacule court.
 S. scrofa se distingue par une tête longue, un lambeau supra maxillaire important, un tentacule
supra-oculaire également important et des tentacules mandibulaires présents.
 Quant à S. maderensis, elle a une tête courte, un supra maxillaire réduit, un tentacule supraoculaire réduit, tentacules mandibulaires présents mais présente la particularité de ne pas
posséder de fossette occipitale.
Certains caractères peuvent présenter deux formes différentes chez la majorité des espèces, c’est le
cas du tentacule supra-oculaire qui peut être réduit ou important et la tache noire sur la nageoire
dorsale qui est de forme et de position différente selon les espèces est dans certains ouvrages
considérée comme un critère de différenciation, cependant, pour toute les espèces observées excepté
pour S. maderensis on a trouvé des individus avec et sans cette tache.
L’analyse morphométrique permet de séparer l’espèce S. notata de S. elongata par quelques
caractères tel que le Lambeau supra maxillaire, néanmoins, il reste toujours des chevauchements
entres les espèces surtout celles qui présentent des similitudes morphologiques, c’est le cas de S.
elongata et S. scrofa, S. porcus et S. maderensis.
Quant à l’analyse moléculaire effectuée sur des spécimens provenant de différentes régions du
monde permet d’établir les conclusions suivantes :
L’espèce S. maderensis qui se distingue par l’absence de fossette occipitale se détache en premier
des autres et présente la variation interspécifique la plus élevée.
L’espèce S. elongata et S. scrofa qui présentent sur le plan morphologique et morphométrique des
ressemblances sont également sur le plan génétique proche. Ce n’est pas le cas de S. notata et S.
loppei qui morphologiquement se distingue par le nombre de pores mandibulaires mais sont
éloigné et présente une variation interspécifique de 18%.
Précédent

Contribution à la systématique de deux familles d\'Osteichthyens ( Scorpaenidae et Labridae) :: morphologie, morphométrie et génétique moléculaire - 55/70

Suivant