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Les dinoflagellés toxiques en Australie
Ce sont les australiens qui ont prouvé les premiers le phénomène de transfert de dinoflagellés
toxiques par les eaux de ballast (Ifremer). Les dinoflagellés toxiques Gymnodinium catenatum
et Alexandriumn catenella, originaires du Sud-Est de l'Asie, se sont installés dans des zones
de forte production aquacole et ont depuis lors, entraîné de très nombreuses fermetures de
zone suivies de pertes économiques importantes pour les entreprises aquacoles.
La moule zébrée dans les Grands Lacs américains
Les Grands Lacs sont soumis à un trafic maritime intense et ils reçoivent les eaux de ballast
d'environ 1 000 navires dans l'année. Dreissena polymorpha, accidentellement introduite par
les eaux de ballast dans cette région, a proliféré et causé des dégâts très importants dans de
nombreuses canalisations et dans des stations de pompage.
La ctérophore Mnemiopsis en Mer Noire
Mnemiopsis leidyi a été transportée vraisemblablement dans les eaux de ballast des vraquiers
faisant la navette entre l'Amérique du Nord et la mer Noire (et la mer d'Azov). Elle a
provoqué l'effondrement des stocks de harengs et de sprats par consommation intense du
zooplancton. L'abondance de zooplancton aurait diminué 3 à 5 fois depuis l'invasion et les
prises de poissons sont passées de 600 000 tonnes à 100 000 tonnes aujourd'hui. Cette méduse
s'était aussi installée en Méditerranée.
L’algue brune Undaria en Nouvelle Zélande et en Tasmanie
Undaria pinnatifida s’est installée dans le port de Wellington en nouvelle Zélande
discrètement et n'a été découverte que lorsqu'elle a été bien établie. Bien que de grande taille
et très visible, elle s'est largement répandue pendant environ cinq ans. Cette algue a également
fortement perturbé des pêcheries d’ormeaux en Tasmanie.
II.3.2.1
Les espèces introduites en Méditerranée
Environ 925 espèces non-indigènes ont été dénombrées à ce jour en Méditerranée. Ces
espèces sont représentées au niveau de 13 embranchements. Les mollusques constituent
l’embranchement le plus important (216 espèces), suivi des poissons (127 espèces), des
végétaux (124 espèces) et des crustacés (106 espèces). Une étude plus récente parle d’un total
de 955 espèces exotiques connues en Méditerranée, la grande majorité d'entre elles ayant été
introduites dans l’Est de la Méditerranée (718), et moins dans le bassin Ouest (328). Pour la
Méditerranée centrale, on recense 267 et moins au niveau de l'Adriatique (171). Toutefois, les
espèces phytoplanctoniques restent peu étudiées (Zenetos et al., 2011). Cependant, dans le
sud-ouest de la Méditerranée, des études sur les HABs sont relativement rares, bien qu'il
Les dinoflagellés toxiques en Australie
Ce sont les australiens qui ont prouvé les premiers le phénomène de transfert de dinoflagellés
toxiques par les eaux de ballast (Ifremer). Les dinoflagellés toxiques Gymnodinium catenatum
et Alexandriumn catenella, originaires du Sud-Est de l'Asie, se sont installés dans des zones
de forte production aquacole et ont depuis lors, entraîné de très nombreuses fermetures de
zone suivies de pertes économiques importantes pour les entreprises aquacoles.
La moule zébrée dans les Grands Lacs américains
Les Grands Lacs sont soumis à un trafic maritime intense et ils reçoivent les eaux de ballast
d'environ 1 000 navires dans l'année. Dreissena polymorpha, accidentellement introduite par
les eaux de ballast dans cette région, a proliféré et causé des dégâts très importants dans de
nombreuses canalisations et dans des stations de pompage.
La ctérophore Mnemiopsis en Mer Noire
Mnemiopsis leidyi a été transportée vraisemblablement dans les eaux de ballast des vraquiers
faisant la navette entre l'Amérique du Nord et la mer Noire (et la mer d'Azov). Elle a
provoqué l'effondrement des stocks de harengs et de sprats par consommation intense du
zooplancton. L'abondance de zooplancton aurait diminué 3 à 5 fois depuis l'invasion et les
prises de poissons sont passées de 600 000 tonnes à 100 000 tonnes aujourd'hui. Cette méduse
s'était aussi installée en Méditerranée.
L’algue brune Undaria en Nouvelle Zélande et en Tasmanie
Undaria pinnatifida s’est installée dans le port de Wellington en nouvelle Zélande
discrètement et n'a été découverte que lorsqu'elle a été bien établie. Bien que de grande taille
et très visible, elle s'est largement répandue pendant environ cinq ans. Cette algue a également
fortement perturbé des pêcheries d’ormeaux en Tasmanie.
II.3.2.1
Les espèces introduites en Méditerranée
Environ 925 espèces non-indigènes ont été dénombrées à ce jour en Méditerranée. Ces
espèces sont représentées au niveau de 13 embranchements. Les mollusques constituent
l’embranchement le plus important (216 espèces), suivi des poissons (127 espèces), des
végétaux (124 espèces) et des crustacés (106 espèces). Une étude plus récente parle d’un total
de 955 espèces exotiques connues en Méditerranée, la grande majorité d'entre elles ayant été
introduites dans l’Est de la Méditerranée (718), et moins dans le bassin Ouest (328). Pour la
Méditerranée centrale, on recense 267 et moins au niveau de l'Adriatique (171). Toutefois, les
espèces phytoplanctoniques restent peu étudiées (Zenetos et al., 2011). Cependant, dans le
sud-ouest de la Méditerranée, des études sur les HABs sont relativement rares, bien qu'il
