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II.3.2 La présence d'organismes indésirables
La survie des espèces dans les ballasts dépend de nombreux facteurs. Toutes les espèces ne
survivent pas aux conditions rencontrées pendant le transit, en particulier l'absence de
lumière, les variations de température et l'oxygène qui peuvent être extrêmes, le manque de
nourriture, etc. Selon les voyages et selon les espèces, chacun de ces paramètres peut devenir
un facteur limitant (Gollasch et al., 1995).
Les chances de survie sont considérablement accrues chez les espèces qui ont un cycle de vie
incluant soit des œufs, soit des formes de repos (kystes ou spores), soit des stades larvaires ne
se nourrissant pas, soit des stades capables de s’adapter à une diminution de la nourriture
(larves possédant de grandes réserves) ou prêts à retarder le moment de la métamorphose. Par
contre, s'ils arrivent à produire des kystes de repos, ils peuvent survivre (Cheniti, 2018).
Lorsqu'une espèce arrive et s'installe avec succès, elle supplante souvent une autre espèce.
Plusieurs bouleversements peuvent être attendus.
Sécrétion de phycotoxines dans le cas de certains dinoflagellés. Ces toxines sont dangereuses
pour la santé publique et préjudiciable au commerce des coquillages
Compétition pour la nourriture.
Diminution de stocks de poissons.
Effets néfastes pour les utilisateurs du littoral.
Aujourd'hui, il est établi que les introductions des espèces sont directement liées au transport
maritime, par l'encrassement biologique des coques des bateaux et de l'eau de ballast
(Sylvester et Mac Isaac, 2010). Comme nous allons le voir, plusieurs cas d'introduction
d'organismes non-indigènes ont abouti à de véritables catastrophes écologiques à travers le
monde (Wyatt et Jenkinson, 1997).
Quelques exemples des espèces dans le monde :
Caulerpa cylindracea dans la Méditerranée
Originaire du sud-ouest de l’Australie et observée pour la première fois en 1990 devant le
port de Tripoli en Libye (Nizamuddin, 1991), s’est rapidement étendue en Méditerranée. La
présence de cette algue envahissante a été enregistrée devant les côtes de 13 pays
méditerranéens (Albanie, Algérie, Chypre, Croatie, Espagne, France, Grèce, Italie, Libye,
Malte, Monténégro, Tunisie et Turquie) (Verlaque et al., 2000, 2003 et 2005; Durand et al.,
2002, Piazzi et al., 2005; Ould-Ahmed et Meinesz, 2007; Klein, 2007; Klein et Verlaque,
2008).
II.3.2 La présence d'organismes indésirables
La survie des espèces dans les ballasts dépend de nombreux facteurs. Toutes les espèces ne
survivent pas aux conditions rencontrées pendant le transit, en particulier l'absence de
lumière, les variations de température et l'oxygène qui peuvent être extrêmes, le manque de
nourriture, etc. Selon les voyages et selon les espèces, chacun de ces paramètres peut devenir
un facteur limitant (Gollasch et al., 1995).
Les chances de survie sont considérablement accrues chez les espèces qui ont un cycle de vie
incluant soit des œufs, soit des formes de repos (kystes ou spores), soit des stades larvaires ne
se nourrissant pas, soit des stades capables de s’adapter à une diminution de la nourriture
(larves possédant de grandes réserves) ou prêts à retarder le moment de la métamorphose. Par
contre, s'ils arrivent à produire des kystes de repos, ils peuvent survivre (Cheniti, 2018).
Lorsqu'une espèce arrive et s'installe avec succès, elle supplante souvent une autre espèce.
Plusieurs bouleversements peuvent être attendus.
Sécrétion de phycotoxines dans le cas de certains dinoflagellés. Ces toxines sont dangereuses
pour la santé publique et préjudiciable au commerce des coquillages
Compétition pour la nourriture.
Diminution de stocks de poissons.
Effets néfastes pour les utilisateurs du littoral.
Aujourd'hui, il est établi que les introductions des espèces sont directement liées au transport
maritime, par l'encrassement biologique des coques des bateaux et de l'eau de ballast
(Sylvester et Mac Isaac, 2010). Comme nous allons le voir, plusieurs cas d'introduction
d'organismes non-indigènes ont abouti à de véritables catastrophes écologiques à travers le
monde (Wyatt et Jenkinson, 1997).
Quelques exemples des espèces dans le monde :
Caulerpa cylindracea dans la Méditerranée
Originaire du sud-ouest de l’Australie et observée pour la première fois en 1990 devant le
port de Tripoli en Libye (Nizamuddin, 1991), s’est rapidement étendue en Méditerranée. La
présence de cette algue envahissante a été enregistrée devant les côtes de 13 pays
méditerranéens (Albanie, Algérie, Chypre, Croatie, Espagne, France, Grèce, Italie, Libye,
Malte, Monténégro, Tunisie et Turquie) (Verlaque et al., 2000, 2003 et 2005; Durand et al.,
2002, Piazzi et al., 2005; Ould-Ahmed et Meinesz, 2007; Klein, 2007; Klein et Verlaque,
2008).
