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menées sur les eaux de ballast ont montré que les navires facilitent le transfert d’organismes
aquatiques à travers les frontières naturelles (Gollasch et al., 2002).
II.2.2.1
La pratique du ballastage et du déballastage
En général, les petits vraquiers pompent de l'eau dans des ports peu profonds qui sont
généralement chargés en sédiments. Par contre les gros vraquiers s'alimentent dans des ports
plus profonds (Rigby et al., 1991). Le ballastage en haute mer est possible, toutefois, un
minimum de 20% d’eau du port est nécessaire pour manœuvrer. L’inconvénient majeur du
ballastage en haute mer revient à la durée de l’opération qui peut aller de 2 à 3 jours pour les
grands vraquiers quand les conditions météorologiques sont favorables. Les caboteurs ne le
peuvent pas, les étapes étant trop courtes. Il faut dix-huit heures pour vider (ou remplir) les 12
500 t de ballast d'un transport de bois. Afin de gagner du temps, la plupart des navires
commencent à déballaster avant l'arrivée au port de chargement (en général dans les zones
côtières abritées) (Ifremer).
II.2.2.2
La pollution due au déballastage
Comme le montre la figure suivante (Fig.2), Le bassin des eaux de ballasts, ont des capacités
à eau de mer employées pour équilibrer le navire. Selon les besoins pour l'équilibre du navire,
ces bassins sont remplis ou vidés d'eau de mer. L'OMI (Organisation Maritime Internationale)
définit le ballast comme « toute matière solide ou liquide placée à bord d'un navire pour
augmenter son tirant d'eau, modifier son assiette, réguler sa stabilité ou maintenir les
contraintes dans des limites acceptables. L'eau est utilisée comme ballast depuis les années
1880 ».Ces eaux de ballast peuvent contenir des (micro-) organismes aquatiques à tous stades
de vie. Parce que les vidanges des bassins n'ont généralement pas lieu au même endroit que
leur remplissage, ces (micro-) organismes sont disséminés dans des zones où ils étaient
inexistants auparavant. Même si moins de 3% des espèces rejetées parviennent à s'établir dans
ces nouvelles régions, il en suffit d'une seule pour perturber toute la biodiversité d'un
écosystème (Boyer, 2008).
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Inventaire des espèces introduites par les eaux de ballast et les coques des navires dans le port de Bejaia et un essai de compréhension de l’origine des espèces classées introduites au niveau de l’île Plane (Oran): - 13/77

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