Chapitre IV : Discussion
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al., 2016) ou par l’apprentissage (Millot et al., 2009). Malgré plusieurs générations de
domestication et de sélection à la croissance, ces bars montrent encore une importante
variabilité dans leurs réponses comportementales. Les poissons ont cessé de s’alimenter
pendant les deux derniers jours, ce qui confirme que ces derniers sont aussi capables
d’anticiper les manipulations avant le début d’une expérimentation donnée en refusant
l’aliment expérimental (Grima et al. 2010a). L’homogénéité du poids initial des poissons de
la même descendance ne conduit pas forcement à une similitude de taux de croissance et du
poids final comme dans le cas de la truite arc-en-ciel et du saumon atlantique (Salmo salar)
(Gelineau et al., 1998 ; Gardeur et al., 2001)
2.
Effet de l’environnement social
Le rassemblement des poissons en groupe de 5 au début de l’expérimentation a permis
d’accélérer légèrement la vitesse de reprise alimentaire, d’améliorer la reprise alimentaire et
de préparer, en parallèle, les jeunes bars à la mise en situation individuelle toute en réduisant
l’effet de stress. Des études ont montré que quand ils sont en groupe, lorsqu’un individu
s’alimente, il stimule les autres ce qui entraine une réponse de groupe. Les individus groupés
lors de la phase d’acclimatation ont eu des taux de croissance supérieurs aux individus isolés
dès le début de l’expérimentation. Chez le scalaire (Pterophyllum sp.), le niveau
d’alimentation reste plus important chez les individus élevés en groupe de 5 que ceux élevés
en groupe de 3 ou en situation individuelle (Gomez et Morgan, 2003).
Une réduction similaire de l’activité trophique est observée sur un bon nombre
d’espèces lors du transfert en solitaire, et elle est interprétée ou perçue comme une réelle
menace suite à l’arrêt de la protection de groupe (Gilles, 1989). Martins et al. (2006)
montrent que le poisson chat africain (Clarias gariepinus) élevé en isolation réduit son
régime alimentaire et par conséquent sa croissance, comparé aux poissons qui peuvent
interagir physiquement avec d’autres individus. Après les avoir dispatchés, c’est-à-dire après
avoir tous été placé en situation isolée, tous les poissons ont approximativement pris leurs
rations, ce qui reflète que la mise en situation isolée des individus pendant la deuxième phase
ne constitue pas une source de stress, ou qui induit des comportement anormaux, ce qui est la
cas chez le tilapia (Barcellos et al., 1999) . Ceci démontre la spécificité comportementale et
les différentes capacités d’adaptation de chaque espèce face au stress. Les poissons élevés en
groupe ont par contre montré une meilleure croissance et une reprise alimentaire plus rapide,
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Contribution à l\'élaboration d\'une méthode d\'estimation de l\'éfficacité alimentaire individuelle. chez le bar commun. Dicentrarchus Labrax(Linnaeus,1758): - 48/75

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