Chapitre IV : Discussion
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d'alimentation (Ansari et Qadri, 1989) et/ou d’adaptation, i.e. « coping style » (Ferrari,
2014). Cette variation est considérée comme représentant une réponse adaptative à des
conditions environnementales (McLaughlin, 2001). Ces différences individuelles dans le
comportement alimentaire ont également été reliées de manière significative à des états de
motivation différents (Galhardo et Oliveira, 2009), mais aussi à des différences de
personnalité (Ferrari et al., 2015).
Pendant la deuxième phase (phase de croissance), la reprise alimentaire reflète
l’adaptation aux conditions générales de l’expérimentation, à savoir la mise en situation
isolée, et la présence de l’observateur. D’après Benhaïm et al. (2011), l’accélération de la
croissance après une période de jeûne est liée à l’amélioration d’efficacité de conversion
alimentaire, qui stimule entre autres, le mécanisme de la croissance compensatrice après une
période de privation d’alimentation. (Russell et Wootton, 1992; Qian et al.,2000).
La prise d’aliments commence pour la majeure partie des individus après les 3 premiers
jours qui suivent la biométrie, des résultats semblables ont été observés sur la même espèce
(Ferrari et al., 2015) et sur la truite arc-en-ciel (Pickering et al., 1982 ; Øverli et al., 2006,
2007) où aucune activité trophique n’a eu lieu durant les 3 premier jours d’expérimentations.
Les poissons prennent peu de nourriture pendant la première phase, cela nous laisse supposer
que les poissons ne sont pas encore bien adaptés à leur nouvel environnement où le volume
est moins important comparé à leur milieu précèdent (bassins de pré-grossissement). Par
ailleurs, ceci pourrait être aussi dû au mode de distribution de la nourriture. Ces poissons ne
sont en effet pas habitués à la distribution automatique de nourriture, les bars élevés dans cette
station sont habitués à l’utilisation du self-feeder pour s’approvisionner en nourriture selon
leur besoin. Dans ce cas, ils ont surement dû changer leur comportement alimentaire en
l’adaptant aux heures de distribution et à la quantité de nourriture fournie ; cela peut aussi être
expliqué par le stress lié au passage journalier du chargé d’observation qui est perçu comme
une menace, vu que l’observateur se rapproche beaucoup de chaque aquarium.
Après la deuxième biométrie, la reprise alimentaire s’est améliorée rapidement dès le
premier jour. Ces résultats confirment que le bar est capable de s’adapter à des facteurs de
stress chronique : une adaptation qui peut s’expliquer par une habituation progressive aux
différents facteurs de stress (présence d’un observateur lors de la distribution manuelle de la
ration), par la prévisibilité de la distribution des aliments (Chapman et al. 2010 ; Ferrari et
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Contribution à l\'élaboration d\'une méthode d\'estimation de l\'éfficacité alimentaire individuelle. chez le bar commun. Dicentrarchus Labrax(Linnaeus,1758): - 47/75

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