Chapitre I : Généralités
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ont été obtenue entre la croissance et l’efficacité alimentaire chez plusieurs espèces
(Thodesen et al., 1999, Kause et al.,2006a, Quinton et al., 2007). Cela peut être expliqué
par la différence du taux de rationnement des aliments (Gelineau et al., 1998), par l’origine et
le niveau de domestication de ces espèces ou par le nombre réduit de réplicas (Gardeur et al.,
2001). Ces résultats ont permis la validation de ces critères indirects chez le bar, après avoir
corrigé les valeurs de résistance au jeûne et de croissance compensatrice par le poids et la
croissance des individus (Grima et al., 2010). Par ailleurs, les individus montrant une
certaine tolérance au jeûne semblent avoir des coûts métaboliques moindres, car ils diminuent
leur capacité biosynthétique pour répondre à l'opportunité de croitre plus rapidement
(Dupont-Prinet et al., 2010). Ce compromis physiologique -lié directement à la physiologie
des poissons - permet le chevauchement de plusieurs stratégies énergétiques (Dupont-Prinet
et al., 2010). Silverstein et al., (2005) ont ensuite obtenu une corrélation positive entre
l’efficacité alimentaire et le taux de croissance exprimé en TGC (Dumas et al., 2007), ce qui
est cohérent avec les résultats des espèces d'élevage terrestre (Clutter et Brascamp, 1998 ;
Pym, 1990).
Cependant, toutes ces études ont essayé de caractériser l’efficacité alimentaire sur des
groupes d’individus, hors, les sources influençant la croissance et l’efficacité alimentaire
s’avèrent nombreuses dans ces conditions, plusieurs paramètres influent sur la croissance des
poissons, tel que le matériel génétique, la densité (Sammouth et al., 2009), l’éclairage, la
couleur interne des bassins, la photopériode ou encore la densité de proies pour les alevins
(Cerqueira, 1986). La hiérarchie du groupe peut affecter les performances de croissance des
poissons de manière variable suivant leur statut social, du fait que chaque individu présente sa
propre hiérarchie (Huntingford, 2004). Les individus dominants dépensent une partie de leur
énergie pour défendre leur territoire, et cette dépense dépend de la densité de la population
(Kestemont et Baras, 2001). A l’inverse, les individus dominés doivent fournir plus d’efforts
pour accéder à la nourriture (Alanara et Brannas, 1996). L’efficacité d’utilisation de
l’aliment est donc fortement affectée par les interactions sociales existantes au sein groupe.
Dans tous les cas, ces méthodes indirectes précédentes ne permettent pas d’établir la
part réelle de l’efficacité alimentaire individuelle, qui nécessite des expérimentations où les
poissons sont testés en situation isolée. Le problème majeur est donc l’impossibilité de
quantifier exactement l’ingéré individuel sur des périodes assez longues pour observer une
croissance différentielle entre les individus d’une même cohorte.
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ont été obtenue entre la croissance et l’efficacité alimentaire chez plusieurs espèces
(Thodesen et al., 1999, Kause et al.,2006a, Quinton et al., 2007). Cela peut être expliqué
par la différence du taux de rationnement des aliments (Gelineau et al., 1998), par l’origine et
le niveau de domestication de ces espèces ou par le nombre réduit de réplicas (Gardeur et al.,
2001). Ces résultats ont permis la validation de ces critères indirects chez le bar, après avoir
corrigé les valeurs de résistance au jeûne et de croissance compensatrice par le poids et la
croissance des individus (Grima et al., 2010). Par ailleurs, les individus montrant une
certaine tolérance au jeûne semblent avoir des coûts métaboliques moindres, car ils diminuent
leur capacité biosynthétique pour répondre à l'opportunité de croitre plus rapidement
(Dupont-Prinet et al., 2010). Ce compromis physiologique -lié directement à la physiologie
des poissons - permet le chevauchement de plusieurs stratégies énergétiques (Dupont-Prinet
et al., 2010). Silverstein et al., (2005) ont ensuite obtenu une corrélation positive entre
l’efficacité alimentaire et le taux de croissance exprimé en TGC (Dumas et al., 2007), ce qui
est cohérent avec les résultats des espèces d'élevage terrestre (Clutter et Brascamp, 1998 ;
Pym, 1990).
Cependant, toutes ces études ont essayé de caractériser l’efficacité alimentaire sur des
groupes d’individus, hors, les sources influençant la croissance et l’efficacité alimentaire
s’avèrent nombreuses dans ces conditions, plusieurs paramètres influent sur la croissance des
poissons, tel que le matériel génétique, la densité (Sammouth et al., 2009), l’éclairage, la
couleur interne des bassins, la photopériode ou encore la densité de proies pour les alevins
(Cerqueira, 1986). La hiérarchie du groupe peut affecter les performances de croissance des
poissons de manière variable suivant leur statut social, du fait que chaque individu présente sa
propre hiérarchie (Huntingford, 2004). Les individus dominants dépensent une partie de leur
énergie pour défendre leur territoire, et cette dépense dépend de la densité de la population
(Kestemont et Baras, 2001). A l’inverse, les individus dominés doivent fournir plus d’efforts
pour accéder à la nourriture (Alanara et Brannas, 1996). L’efficacité d’utilisation de
l’aliment est donc fortement affectée par les interactions sociales existantes au sein groupe.
Dans tous les cas, ces méthodes indirectes précédentes ne permettent pas d’établir la
part réelle de l’efficacité alimentaire individuelle, qui nécessite des expérimentations où les
poissons sont testés en situation isolée. Le problème majeur est donc l’impossibilité de
quantifier exactement l’ingéré individuel sur des périodes assez longues pour observer une
croissance différentielle entre les individus d’une même cohorte.
