Chapitre I : Généralités
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circulation sanguine, le renouvellement cellulaire, l’activité des muscles au repos etc. Les
besoins de croissance couvrent à la fois la synthèse et l’accrétion des nutriments (protéines,
lipides).
L’énergie allouée à la production de nouveaux tissus est utilisée pour l’accrétion des
protéines et le dépôt de lipides. La quantité d’énergie nécessaire à la production d’un gramme
de tissu dépend de la composition corporelle de l’individu. Enfin, l’activité physique entraine
des dépenses énergétiques supplémentaires qui diminuent le rendement ingéré / gain, et de ce
fait, l’efficacité d’utilisation de l’aliment (Braastad et Katle, 1989 ; Hughes et al., 1997 ;
Luiting et Urff, 1991).
Les sources de variations d’utilisation d’aliment sont donc multifactorielles mais il
semble que le processus physiologique, affectant de manière prépondérante les variations
d’utilisation de l’aliment au moins chez les animaux terrestres, est le métabolisme de base
(Herd et al., 2004). Ainsi, le métabolisme de base pourrait-il être le critère le plus pertinent
pour décrire les variations d’efficacité alimentaire. Plus les dépenses d’entretien sont faibles,
ou plus les coûts énergétiques associés à la synthèse des tissus sont faibles, meilleure en sera
l’efficacité d’utilisation de l’aliment. Dans le cas du bar, Dupont-Prinet et al. (2010) n'ont
trouvé aucune différence des coûts de maintien sur 1920 bars en 48h, pour une routine basse
et un taux de métabolisme standard dans les phénotypes d’individus tolérants au jeûne. Les
variations inter individuelles du métabolisme de base semblent essentiellement expliquées par
des différences de vitesse de turnover des protéines. Pour des juvéniles de loup de quelques
dizaines de grammes, les besoins en protéines digestibles équivalents à 38% de la matière
sèche de l'aliment, pour un apport énergétique d'environ 15 MJ par kilogramme (Spyridakis,
1989).
Le turnover des protéines est un processus ininterrompu de dégradation et de synthèse
des protéines permettant aux individus le remodelage continuel de leurs tissus. C’est sans
doute ce coût énergétique qui explique le lien entre le turnover des protéines et l’efficacité
d’utilisation de l’aliment. Cette relation a été montrée, en particulier, sur des lignées de rat et
de poulet sélectionnées sur la croissance. Les lignées présentant la meilleure efficacité
alimentaire étant également celles pour lesquelles le turnover des protéines était le plus faible
(Tomas et al., 1998 ; Tomas et Pym, 1995). Ce dernier est expliqué, pour ces deux espèces,
par un plus faible taux de dégradation des protéines, la vitesse de synthèse restant inchangée
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Contribution à l\'élaboration d\'une méthode d\'estimation de l\'éfficacité alimentaire individuelle. chez le bar commun. Dicentrarchus Labrax(Linnaeus,1758): - 25/75

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