Chapitre I : Généralités
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glucides, ce qui explique leur besoin élevé en protéines alimentaires et en conséquence, les
acides aminés d’origine alimentaire ( farine et huile de poissons) représentent leur principal
substrat énergétique (Mambrini et Guillaume, 1999). L’autre particularité est la
poïkilothermie, en effet, la température corporelle des poissons fluctue avec la température de
l’eau, ce qui fait varier la vitesse du métabolisme, et par conséquence les besoins énergétiques
d’entretien et de croissance (Grima, 2010). D’une façon générale, les besoins énergétiques
des poissons augmentent avec le réchauffement du milieu (Médale et Guillaume, 1999).
Etant poïkilothermes, les poissons présentent des besoins d’entretien en énergie inférieurs à
ceux des vertébrés (Cho et Bureau, 1998). Le métabolisme des poissons - plus
particulièrement leur besoin en nutriments - est très dépendant des facteurs environnementaux
tels que la salinité, la quantité d’oxygène dissous, ou la qualité générale de l’eau (Fouré et
Labbé, 1999 ; Ëroldogan et al., 2004).
Les aliments subissent de nombreuses transformations au cours de leur utilisation dans
l’appareil digestif, avant qu’ils ne soient utilisables dans les divers tissus. Ils sont dégradés
progressivement et chaque étape se traduit par des pertes d’énergie qui varient selon le type
d’aliment (Vermorel et al., 1988). Les différents compartiments d’utilisation de l’énergie
contenue dans l’aliment, dépendent de nombreux processus physiologiques (Figure 5). Après
l’ingestion, une partie des constituants organiques n’est pas digérée et est directement
excrétée sous forme de fèces. La part restante d’énergie effectivement absorbée par l’individu
est appelée énergie digestible, les produits finaux du métabolisme en particulier l’urée,
l’énergie métabolisable sont éliminés en utilisant eux aussi une partie d’énergie. Une fois
absorbés, les nutriments entrent ensuite dans les compartiments métaboliques. L’énergie
apparemment utilisable par les tissus est appelée énergie nette. Cette énergie est disponible
pour assurer la couverture des besoins d’entretien, de la croissance et de l’activité physique
des individus. Si, sur la base de ce schéma (Figure 5), nous analysons les sources de
variabilité, nous pouvons les classer grossièrement en trois catégories. Celles qui sont
associées au comportement alimentaire, celles qui sont issues des processus associés à la
digestion, physiologiques et métaboliques, et celles qui dépendent des particularités
métaboliques des individus, regroupées sous le terme « métabolisme de base ». L’utilisation
de l’énergie nette peut être modélisée à partir des capacités métaboliques de base et de la
composition corporelle des individus (Kielanowski, 1976 ; Van Milgen et Noblet, 1999), les
compartiments majeurs, en termes de production finale, étant les compartiments protéique et
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glucides, ce qui explique leur besoin élevé en protéines alimentaires et en conséquence, les
acides aminés d’origine alimentaire ( farine et huile de poissons) représentent leur principal
substrat énergétique (Mambrini et Guillaume, 1999). L’autre particularité est la
poïkilothermie, en effet, la température corporelle des poissons fluctue avec la température de
l’eau, ce qui fait varier la vitesse du métabolisme, et par conséquence les besoins énergétiques
d’entretien et de croissance (Grima, 2010). D’une façon générale, les besoins énergétiques
des poissons augmentent avec le réchauffement du milieu (Médale et Guillaume, 1999).
Etant poïkilothermes, les poissons présentent des besoins d’entretien en énergie inférieurs à
ceux des vertébrés (Cho et Bureau, 1998). Le métabolisme des poissons - plus
particulièrement leur besoin en nutriments - est très dépendant des facteurs environnementaux
tels que la salinité, la quantité d’oxygène dissous, ou la qualité générale de l’eau (Fouré et
Labbé, 1999 ; Ëroldogan et al., 2004).
Les aliments subissent de nombreuses transformations au cours de leur utilisation dans
l’appareil digestif, avant qu’ils ne soient utilisables dans les divers tissus. Ils sont dégradés
progressivement et chaque étape se traduit par des pertes d’énergie qui varient selon le type
d’aliment (Vermorel et al., 1988). Les différents compartiments d’utilisation de l’énergie
contenue dans l’aliment, dépendent de nombreux processus physiologiques (Figure 5). Après
l’ingestion, une partie des constituants organiques n’est pas digérée et est directement
excrétée sous forme de fèces. La part restante d’énergie effectivement absorbée par l’individu
est appelée énergie digestible, les produits finaux du métabolisme en particulier l’urée,
l’énergie métabolisable sont éliminés en utilisant eux aussi une partie d’énergie. Une fois
absorbés, les nutriments entrent ensuite dans les compartiments métaboliques. L’énergie
apparemment utilisable par les tissus est appelée énergie nette. Cette énergie est disponible
pour assurer la couverture des besoins d’entretien, de la croissance et de l’activité physique
des individus. Si, sur la base de ce schéma (Figure 5), nous analysons les sources de
variabilité, nous pouvons les classer grossièrement en trois catégories. Celles qui sont
associées au comportement alimentaire, celles qui sont issues des processus associés à la
digestion, physiologiques et métaboliques, et celles qui dépendent des particularités
métaboliques des individus, regroupées sous le terme « métabolisme de base ». L’utilisation
de l’énergie nette peut être modélisée à partir des capacités métaboliques de base et de la
composition corporelle des individus (Kielanowski, 1976 ; Van Milgen et Noblet, 1999), les
compartiments majeurs, en termes de production finale, étant les compartiments protéique et
