Chapitre I : Généralités
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Chez le bar, Métailler et al., (1977) et Alliot et Pastoureau (1984) déterminent des
besoins en protéines de 47-50% pour des bars de 0,4 à 1 g. Pour des juvéniles de quelques
dizaines de grammes, les besoins en protéines digestibles sont définies équivalents à 38% de
la matière sèche de l'aliment (Spyrldakis, 1989). Hidalgo et Alliot (1988) démontrent
cependant que le niveau des besoins est étroitement dépendant de la température d'élevage.
Les besoins en glucides n’ont cependant pas fait l’objet d’études approfondies vu qu’ils ne
constituent qu’une faible source d’énergie dans l'alimentation des poissons marins, ils seraient
de l'ordre de 6% (Spyridakis, 1988). Les besoins en lipides sont quant à eux estimés à 12 %
de la ration journalière pour les juvéniles (Alliot et al., 1974 ; Métailler et al., 1977). Comme
les études sur les besoins nutritionnels des poissons sont actualisées continuellement, le
rationnement de l’aliment souscrit des changements radicaux avec le temps et les avancées de
la recherche. Ce dernier prend en compte les connaissances faites sur les performances des
poissons tel que l’indice de conversion alimentaire, la composition et la valeur nutritive des
aliments, l'intégration des marges de sécurité pour compenser les incertitudes d'estimation de
la valeur nutritive des aliments, la dégradation des nutriments suivant les variations des
paramètres du milieu, et actuellement, les variations individuelles des besoins (Annexe 6).
En aquaculture, l’adéquation entre la quantité d’aliment distribué et la quantité
d’aliment ingéré est le meilleur garant d’une bonne gestion de l’alimentation. Cependant, dans
la majorité des situations, la quantité d’aliment distribuée dépasse les besoins, ce qui engendre
un gaspillage, une pollution du milieu et un surcoût de l’investissement. A l’inverse, quand la
quantité est inférieure à la demande, la croissance des poissons est limitée, et l’hétérogénéité
de la taille de ces derniers est à son tour accrue (Guillaume et al., 1999). Selon Cho (1992) le
taux de rationnement est calculé généralement en fonction de deux facteurs : la température et
le poids moyen. En réalité cela n’est pas suffisant pour déterminer les besoins de l’animal,
ceux-ci sont en fonction du poids, de la température, et donc du potentiel génétique propre de
chaque individu.
4. Description de l’utilisation métabolique de l’aliment :
L’une des particularités des poissons - a priori des poissons carnivores - réside dans
leur métabolisme protéique, ils sont ammoniotéliques, c’est-à-dire que le produit final de leur
métabolisme azoté est l’ammoniac, ces derniers utilisent préférentiellement les protéines
comme principale source d’énergie car ils ont des capacités limitées à métaboliser les
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Contribution à l\'élaboration d\'une méthode d\'estimation de l\'éfficacité alimentaire individuelle. chez le bar commun. Dicentrarchus Labrax(Linnaeus,1758): - 22/75

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