Chapitre I : Généralités
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(Bégout Anras, 1995), les changements brusques des conditions environnementales
(Anthouard et al., 1993 ; Sánchez-Vázquez et al., 1995) mais aussi avec d’autres facteurs
intrinsèques tels que les niveaux de motivation, les stimulations visuelles (Bardach et Todd,
1970) et sociales (Kentouri et al., 1986). Ces résultats ont été obtenus en utilisant des
systèmes d’alimentation à la demande (Covès et al., 2006, Di-Poï et al., 2008, Millot et al.,
2008). Millot et al., (2008) ont par ailleurs montré que le comportement alimentaire du
groupe peut dépendre du comportement de chaque individu qui le compose sous des
conditions environnementales constantes et contrôlées.
2.10. Sex-ratio
Le déterminisme du sexe est très particulier, et encore inexpliqué. Le sex-ratio du bar
en captivité tend en faveur des mâles avec des taux de 75% en moyenne et de 95 % au
maximum (Roblin et Bruslé, 1984 ; Gorshkov et al., 1999 ; Saillant et al., 2001, 2002,
2003). En revanche, les femelles sont prédominantes dans les populations sauvages,
spécialement à un âge avancé (Piferrer et al., 2005). Le taux de mâles est de 54.7% selon
Arias, (1980) et de 34.5% selon Barnabé (1973) à un âge de 1-3 ans. Il est entre 11.7%
(Arias, 1980) et 19.1% (Barnabé, 1973) dans un intervalle d’âge allant de 4 et 7 ans, ce qui
montre que l’excès de mâles (observé en élevage) n’est pas une caractéristique intrinsèque de
l’espèce (Vandeputte, 2014). La durée de vie de l’espèce est à prendre en considération
sachant que les femelles vivent plus longtemps que les mâles (Vandeputte et al., 2012). Cette
différence du sex-ratio est fortement liée aux paramètres physico-chimiques du milieu, à
priori la température, car comme chez la majorité des poissons, le bar montre un certain degré
de plasticité ontogénique fortement corrélé aux variations de température (Koumoundouros
et al., 2001). Piferrer et al., (2005) ont montré qu’une température supérieure à 17°C induit
des mâles. Les effets génétiques sur le sexe font aussi varier le sex-ratio (Saillant et al. 2002)
vu que le processus de la différentiation sexuelle est influencé majoritairement par la
génétique de la femelle (Saillant et al., 2001). Il n’existe cependant pas de déterminisme
chromosomique propre (Blazquez et al. 1999), étant donné qu’aucuns chromosomes sexuels
n’ait été identifié (Piferrer et al. 2005). En considérant l’héritabilité du sex-ratio,
Vandeputte et al., (2007) ont calculé les effets de la fréquence de dépendance de la sélection
sur le sexe en utilisant le model de Bulmer et Bull (1982) (Figure 3). Ceci montre que
l’équilibre du sex-ratio doit être atteint après sept à huit générations. Ce changement envers
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Contribution à l\'élaboration d\'une méthode d\'estimation de l\'éfficacité alimentaire individuelle. chez le bar commun. Dicentrarchus Labrax(Linnaeus,1758): - 19/75

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