HISTOCHIMIE ET CYTOCHIMIE ANIMALFS.
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certaines localisations (liquide synovial, corps vitré), la concentration en
acide hyaluronique est très élevée, et il n'y a pas lieu de douter que la
métachromasie qui s’y manifeste ne soit due réellement à l’acide hyaluronique. Mais dans d’autres localisations, ce n'est plus vrai. Nous
concordcns avec SYLVÉN et MALMGREN (1952) quand ils disent que la
tendance manifestée par de nombreux auteurs d‘attribuer la métachro—
masie du tissu conjonctif à l’acide hyaluronique n’est pas justiable,
considérant la minime quantité
hyaluronique qui y est présente
(0,054—0,090 % du poids sec dans la peau, d'après PEARCE et WATSON, 1949),
son
faible pouvoir métachromatique, et la présence concomitante de
polysaccharides sulfatés de pouvoir métachromatique élevé.
F.
Capture du fer (réaction dite de Haie et apparentées}. — Si l’on en
croit BENSLEY (1934), l’afnité des ions fer et cuivre pour l'acide chomdroï—
tinesulfurique était déjà connue et utilisée par Claude BERNARD et par
SCHM1EDEBERG. Deux très vieilles méthodes de LIST (1896) et de
MAYER (1896), oubliées dans les Traités modernes de technique histologique, réve'laient les mucines grâce à leur afnité pour le fer; le fer lié
par la mucine était mis en évidence par une solution de ferrocyanure de
potassium sous forme de bleu de Prusse (ferrocyanure ferrique). Plus
récemment, BENAZZI-LENTATI (1941) proposait une méthode analogue
pour la distinction entre les mucopolysaccharides acides et neutres.
Dans le but de révéler l’acide hyaluronique, C. W. HALE (1946) a proposé
une
méthode basée sur l‘emploi de l'hydroxyde de fer colloïdal, le fer
combiné étant mis en évidence sous forme de bleu de Prusse par l’action
du ferrocyanure, comme dans les procédés de LIST et de MAYER.
,
Cette réaction et ses nombreuses modications (LILLIE et MOWRY, 1949;
RITTER et OLESON, 1950; RINEHART et ABUL-HA], 1951; Con/rom, 1954;
‘
MULLER, 1955—1956; WOLMAN, 1956) ont été assez utilisées dans l'étude
histochimique des polysaccharides et ont été le plus souvent désignées
sous le nom certainement pe'u justié de « réaction de Hale ». Nous proposerons la dénomination « réaction de capture du fer ». Les divers procédés
sont plus que des variantes, elles font usage de solutions de fer bien différentes
et
donnent des résultats discordants. Aussi indiquerons—nous
divers procédés, ceux de HALE (p. 744), RINEHART et ABDUL-HA} (p. 744),
Como… (p. 745) et :le MÜLLER (p. 745).
Mécanisme et spécicüé. — Dans la réaction de capture du fer, la liaison
‘
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certaines localisations (liquide synovial, corps vitré), la concentration en
acide hyaluronique est très élevée, et il n'y a pas lieu de douter que la
métachromasie qui s’y manifeste ne soit due réellement à l’acide hyaluronique. Mais dans d’autres localisations, ce n'est plus vrai. Nous
concordcns avec SYLVÉN et MALMGREN (1952) quand ils disent que la
tendance manifestée par de nombreux auteurs d‘attribuer la métachro—
masie du tissu conjonctif à l’acide hyaluronique n’est pas justiable,
considérant la minime quantité
hyaluronique qui y est présente
(0,054—0,090 % du poids sec dans la peau, d'après PEARCE et WATSON, 1949),
son
faible pouvoir métachromatique, et la présence concomitante de
polysaccharides sulfatés de pouvoir métachromatique élevé.
F.
Capture du fer (réaction dite de Haie et apparentées}. — Si l’on en
croit BENSLEY (1934), l’afnité des ions fer et cuivre pour l'acide chomdroï—
tinesulfurique était déjà connue et utilisée par Claude BERNARD et par
SCHM1EDEBERG. Deux très vieilles méthodes de LIST (1896) et de
MAYER (1896), oubliées dans les Traités modernes de technique histologique, réve'laient les mucines grâce à leur afnité pour le fer; le fer lié
par la mucine était mis en évidence par une solution de ferrocyanure de
potassium sous forme de bleu de Prusse (ferrocyanure ferrique). Plus
récemment, BENAZZI-LENTATI (1941) proposait une méthode analogue
pour la distinction entre les mucopolysaccharides acides et neutres.
Dans le but de révéler l’acide hyaluronique, C. W. HALE (1946) a proposé
une
méthode basée sur l‘emploi de l'hydroxyde de fer colloïdal, le fer
combiné étant mis en évidence sous forme de bleu de Prusse par l’action
du ferrocyanure, comme dans les procédés de LIST et de MAYER.
,
Cette réaction et ses nombreuses modications (LILLIE et MOWRY, 1949;
RITTER et OLESON, 1950; RINEHART et ABUL-HA], 1951; Con/rom, 1954;
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MULLER, 1955—1956; WOLMAN, 1956) ont été assez utilisées dans l'étude
histochimique des polysaccharides et ont été le plus souvent désignées
sous le nom certainement pe'u justié de « réaction de Hale ». Nous proposerons la dénomination « réaction de capture du fer ». Les divers procédés
sont plus que des variantes, elles font usage de solutions de fer bien différentes
et
donnent des résultats discordants. Aussi indiquerons—nous
divers procédés, ceux de HALE (p. 744), RINEHART et ABDUL-HA} (p. 744),
Como… (p. 745) et :le MÜLLER (p. 745).
Mécanisme et spécicüé. — Dans la réaction de capture du fer, la liaison
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