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L.
LISON.
courbe d’absorption spectrale du colorant se modie rapidement jusqu'à
une
concentration de 3/10 000
liyaluronique, puis reste prati—
quement stationnaire; pour de très fortes concentrations,
métachro—
matique
lentement. Il y a donc un maximum d’effet métaclii‘o—
matique;
celui—ci qui est représenté par la courbe l). Comparée à
celle qui représente le maximum
pour un ester sulfurique de polysaccbaride — dans ce cas, l‘ester disulfurique de l‘amidon, obtenu par
voie synthétique —— elle montre un efiet métacltromatique beaucoup
moindre. ll faut des concentrations beaucoup plus élevées d'acide byaluronique que
cbondroïtincsulfurique pour qu‘in vitro la métacbromasie devienne perceptible.
Enn (PEARSON, 1953) la métaclrromasie des polysaccliaifides à fonction
carboxyle est beaucoup plus sensible in vitro à
des sels que celle
des polysaccbarides à fonction sulfurique. L‘effet métachromatique est
presque entièrement supprimé dans une solution telle que 17 par
de 1 % de Na Cl (g. 26) alors que celui de la solution c
que peu
modié. La dépolymérisation par
de l‘acide byaluronique
en
solution fait disparaître son activité métacbromatique (l\dANOZZIToniN1, 1942; MUTSAARS et LISON, 1953).
S'il apparait hors de doute que l'acide byaluronique in vitro soit capable
de donner lieu à de la métachromasie, il n'est pas du tout certain qu‘il
soit possible de le détecter dans des préparations histoehimiques grâce
à ses propriétés métaclrromatiques.
MANOZZI—TORINI (1942) ayant constaté que 1‘byaluronidase supprime
la métachromasie de certains éléments, a considéré que le matériel ainsi
éliminé est l'acide hyaluronique. Cette idée a été adoptée par la grande
majorité des auteurs qui ont utilisé la combinaison « métachromasie—
liyaluronidase ». Elle repose sur une fausse appréciation de la spécicité
de l'hyaluronidase testiculaire, qui est celle que tous ces auteurs ont
employée. L'hyaluronidase testiculaire (p. 422) attaque aussi les mucopo—
lysaccharides sulfatés et, par conséquent, rien ne démontre que ce soit
liyalŒonique qui ait été démontré par la métachromasie.
Il est indéniable que la capacité métacbromatique de l’acide hyaluro—
nique est faible. Plusieurs auteurs ont estimé que la réaction métachromatique ne doit apparaître pour l‘acide byaluronique que
existe sous
une haute concentration; MEYER estime à 1 % cette concentration limite,
SYLVÊN et MALMGREN (1947) à 1,8-2 %, PERSSON (1953) ‘a 0,5 %. Dans
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