Chapitre 2
Les hydrocarbures
10
3.1.
Ecotoxicité et impact de la pollution sur l’environnement par les hydrocarbures.
Les hydrocarbures présentent un risque certain pour les écosystèmes, notamment pour
les espèces aquatiques. Les hydrocarbures polycycliques aromatiques sont les plus toxiques,
ils présentent une toxicité à long terme aggravée par la présence de tensioactifs qui facilitent
leur introduction dans l’organisme. L’action cancérigène de certains d’entre eux (3.4
benzopyréne, 3,4 benzofluoranthène et 1, 2,3 indopyréne) n’est plus à démontrer. Ils
provoquent des cancers cutanés (épithélioma) chez les sujets exposés à leur manipulation.
Leur injection sous-cutanée entraîne un cancer du tissu conjonctif (Lacaze, 1980).
Les hydrocarbures ont un taux de dissolution très faible, ils forment donc un film à la
surface ou une émulsion dans l’eau, occasionnant une double nuisance :
Leur faible tension superficielle entraîne :
Une modification des échanges gazeux entre l’air et l’eau ;
Une diminution de la quantité d’oxygène dissous ;
Une réduction de la photosynthèse due à une augmentation de la réflexion des rayons
solaires à la surface de l’eau.
Ils se fixent sur les branchies et les systèmes respiratoires des organismes
aquatiques gênant ainsi leurs respirations. Leur stabilité leur confère une durée de vie très
longue. A partir de 10 mg/l (Lacaze, 1996), on assiste à une destruction importante de la
faune et de la flore. Leur action est bactéricide, algicide, fongicide et insecticide, ce qui
conduit à une diminution du pouvoir auto épurateur des cours d’eau.
4. Principales sources d’apports d’hydrocarbures dans le milieu marin.
Les causes principales de la pollution par les hydrocarbures sont liées surtout à l’activité
humaine que ce soit :
Les opérations de dégazage de pétroliers.
Le déchargement des eaux grasses et nettoyage des moteurs de bateaux de
commerce et plaisance.
Les pertes dues aux raffineries et industries pétrochimiques.
Les rejets de lubrifiants et d’autres huiles de vidange.
Exploitation des stations off shore.
Les apports atmosphériques qui constituent un vecteur important de transfert
d’hydrocarbures volatils et particulaires vers le milieu marin.
Ainsi que l’enrichissement naturel qui regroupe les apports biogènes ou récents et
fossiles (pétroliers) qui sont le résultat d’activités sismiques et volcaniques sous-marines, la
quantité de pétrole provenant des suintements marins naturels est évaluée à 0.6 millions de
tonnes par an (Lacaze, 1980), ainsi que les apports continentaux d’hydrocarbures d’origines
naturels (végétaux, feux de forêt, etc.…).
Les hydrocarbures déversés en mer subissent un certain nombre de changements
physiques et chimiques que l’on appelle vieillissement .Suivant la nature des hydrocarbures,
ces changements vont induire leur disparition ou provoquer par contre leur persistance
(Annexe B.1).
Le temps nécessaire à ces deux actions est en fonction :
Des caractéristiques physico-chimiques des hydrocarbures.
De la qualité d’hydrocarbures déversés.
Les hydrocarbures
10
3.1.
Ecotoxicité et impact de la pollution sur l’environnement par les hydrocarbures.
Les hydrocarbures présentent un risque certain pour les écosystèmes, notamment pour
les espèces aquatiques. Les hydrocarbures polycycliques aromatiques sont les plus toxiques,
ils présentent une toxicité à long terme aggravée par la présence de tensioactifs qui facilitent
leur introduction dans l’organisme. L’action cancérigène de certains d’entre eux (3.4
benzopyréne, 3,4 benzofluoranthène et 1, 2,3 indopyréne) n’est plus à démontrer. Ils
provoquent des cancers cutanés (épithélioma) chez les sujets exposés à leur manipulation.
Leur injection sous-cutanée entraîne un cancer du tissu conjonctif (Lacaze, 1980).
Les hydrocarbures ont un taux de dissolution très faible, ils forment donc un film à la
surface ou une émulsion dans l’eau, occasionnant une double nuisance :
Leur faible tension superficielle entraîne :
Une modification des échanges gazeux entre l’air et l’eau ;
Une diminution de la quantité d’oxygène dissous ;
Une réduction de la photosynthèse due à une augmentation de la réflexion des rayons
solaires à la surface de l’eau.
Ils se fixent sur les branchies et les systèmes respiratoires des organismes
aquatiques gênant ainsi leurs respirations. Leur stabilité leur confère une durée de vie très
longue. A partir de 10 mg/l (Lacaze, 1996), on assiste à une destruction importante de la
faune et de la flore. Leur action est bactéricide, algicide, fongicide et insecticide, ce qui
conduit à une diminution du pouvoir auto épurateur des cours d’eau.
4. Principales sources d’apports d’hydrocarbures dans le milieu marin.
Les causes principales de la pollution par les hydrocarbures sont liées surtout à l’activité
humaine que ce soit :
Les opérations de dégazage de pétroliers.
Le déchargement des eaux grasses et nettoyage des moteurs de bateaux de
commerce et plaisance.
Les pertes dues aux raffineries et industries pétrochimiques.
Les rejets de lubrifiants et d’autres huiles de vidange.
Exploitation des stations off shore.
Les apports atmosphériques qui constituent un vecteur important de transfert
d’hydrocarbures volatils et particulaires vers le milieu marin.
Ainsi que l’enrichissement naturel qui regroupe les apports biogènes ou récents et
fossiles (pétroliers) qui sont le résultat d’activités sismiques et volcaniques sous-marines, la
quantité de pétrole provenant des suintements marins naturels est évaluée à 0.6 millions de
tonnes par an (Lacaze, 1980), ainsi que les apports continentaux d’hydrocarbures d’origines
naturels (végétaux, feux de forêt, etc.…).
Les hydrocarbures déversés en mer subissent un certain nombre de changements
physiques et chimiques que l’on appelle vieillissement .Suivant la nature des hydrocarbures,
ces changements vont induire leur disparition ou provoquer par contre leur persistance
(Annexe B.1).
Le temps nécessaire à ces deux actions est en fonction :
Des caractéristiques physico-chimiques des hydrocarbures.
De la qualité d’hydrocarbures déversés.
