Première partie
Etude bibliographique
36
2.3 Nutrition lipidiques chez les poissons :
Les triacylglycérols (TAG) ou triglycérides (sont des glycérides dans lesquels les trois
groupes hydroxyle du glycérol sont estérifiés par des acides gras) et les phospholipides (PL)
(est un lipide contenant un groupe acide phosphorique en tant que mono ou di-ester) ce sont
les classes lipidiques qui occupent une grande importance en nutrition animale. Par contre les
cérides (sont des monoesters d'acides gras et d'alcools aliphatiques à longue chaîne qui sont en
général des alcools primaires, à nombre pair de carbones, saturés et non ramifiés) se trouvent
en quantité considérable dans le milieu marin.
L’apport de lipides dans l’alimentation des poissons, comme dans celles des mammifères,
est d’abord indispensable pour satisfaire les besoins en acides gras essentiels (AGE), acides
gras non synthétisés par l’organisme et nécessaire au métabolisme cellulaire (pour la synthèse
de prostaglandines et composés similaires) ainsi qu’au maintien de l’intégrité des structures
membranaire (via leur fluidité) (Guillaume et al., 1999). Ils servent aussi de vecteur lors de
l’absorption intestinale des vitamines liposolubles et des pigments caroténoïdes, régulateur
métaboliques (hormones stéroïdes), émulsifiant et texture (Nguyen, 2010). Leur rôle majeur
est la fourniture d’énergie, rôle d’autant plus important chez les poissons que la majorité de
ces derniers digèrent mal les glucides complexes.
Toutefois la nutrition lipidique des poissons se différencie de celle des vertébrés supérieurs
à plus d’un point de vu. Le milieu aquatique est caractérisé par une grande richesse en acides
gras polyinsaturés (AGPI) et en particulier en AGPI à longue chaine (20 atomes de carbone
ou plus) ou AGPLI de la série n-3 sont ceux pour lesquels les poissons ont les besoins les
plus élevés, contrairement aux vertébrés supérieurs terrestres (Guillaume et al., 1999).
2.3.1 Digestibilité :
Au sens nutritionnel, la digestibilité constitue une mesure globale de l’ensemble des
phénomènes de la digestion qui aboutissent à l’absorption intestinale des éléments de la ration
alimentaire. Elle exprime la quantité de nutriments supposée absorbée par l’animal (Adrian
et al., 1987).
Les lipides sont généralement bien ou très bien digérés, sauf si, du fait de leur point de
fusion élevé, ils sont solides à la température où vit le poisson. Ainsi l’hydrogénation des
huiles qui améliore leur résistance à l’oxydation les rend moins digestibles.
Les AGPI sont particulièrement bien digérés, par contre les AG saturés, l’utilisation
digestive est plus faible et elle décroit avec la longueur de la chaine carbonée, passant de 70
% pour le myristat (14 :0) à 50 % pour le stèarate (18 :0) (Guillaume et al., 1999).
2.3.2 Digestion :
Chez la majorité des poissons, le mécanisme de digestion des lipides est une hydrolyse
extracellulaire par des lipases ou colipases qui a lieu dans l’intestin. Les enzymes digestives
sont localisées dans le pancréas ou hépatopancréas tout comme chez les mammifères (Sargent
et Tocher, 2002, in Magali, 2008).
Etude bibliographique
36
2.3 Nutrition lipidiques chez les poissons :
Les triacylglycérols (TAG) ou triglycérides (sont des glycérides dans lesquels les trois
groupes hydroxyle du glycérol sont estérifiés par des acides gras) et les phospholipides (PL)
(est un lipide contenant un groupe acide phosphorique en tant que mono ou di-ester) ce sont
les classes lipidiques qui occupent une grande importance en nutrition animale. Par contre les
cérides (sont des monoesters d'acides gras et d'alcools aliphatiques à longue chaîne qui sont en
général des alcools primaires, à nombre pair de carbones, saturés et non ramifiés) se trouvent
en quantité considérable dans le milieu marin.
L’apport de lipides dans l’alimentation des poissons, comme dans celles des mammifères,
est d’abord indispensable pour satisfaire les besoins en acides gras essentiels (AGE), acides
gras non synthétisés par l’organisme et nécessaire au métabolisme cellulaire (pour la synthèse
de prostaglandines et composés similaires) ainsi qu’au maintien de l’intégrité des structures
membranaire (via leur fluidité) (Guillaume et al., 1999). Ils servent aussi de vecteur lors de
l’absorption intestinale des vitamines liposolubles et des pigments caroténoïdes, régulateur
métaboliques (hormones stéroïdes), émulsifiant et texture (Nguyen, 2010). Leur rôle majeur
est la fourniture d’énergie, rôle d’autant plus important chez les poissons que la majorité de
ces derniers digèrent mal les glucides complexes.
Toutefois la nutrition lipidique des poissons se différencie de celle des vertébrés supérieurs
à plus d’un point de vu. Le milieu aquatique est caractérisé par une grande richesse en acides
gras polyinsaturés (AGPI) et en particulier en AGPI à longue chaine (20 atomes de carbone
ou plus) ou AGPLI de la série n-3 sont ceux pour lesquels les poissons ont les besoins les
plus élevés, contrairement aux vertébrés supérieurs terrestres (Guillaume et al., 1999).
2.3.1 Digestibilité :
Au sens nutritionnel, la digestibilité constitue une mesure globale de l’ensemble des
phénomènes de la digestion qui aboutissent à l’absorption intestinale des éléments de la ration
alimentaire. Elle exprime la quantité de nutriments supposée absorbée par l’animal (Adrian
et al., 1987).
Les lipides sont généralement bien ou très bien digérés, sauf si, du fait de leur point de
fusion élevé, ils sont solides à la température où vit le poisson. Ainsi l’hydrogénation des
huiles qui améliore leur résistance à l’oxydation les rend moins digestibles.
Les AGPI sont particulièrement bien digérés, par contre les AG saturés, l’utilisation
digestive est plus faible et elle décroit avec la longueur de la chaine carbonée, passant de 70
% pour le myristat (14 :0) à 50 % pour le stèarate (18 :0) (Guillaume et al., 1999).
2.3.2 Digestion :
Chez la majorité des poissons, le mécanisme de digestion des lipides est une hydrolyse
extracellulaire par des lipases ou colipases qui a lieu dans l’intestin. Les enzymes digestives
sont localisées dans le pancréas ou hépatopancréas tout comme chez les mammifères (Sargent
et Tocher, 2002, in Magali, 2008).
