Chapitre II
Généralités
27
Ciliés aloriqués
De nombreux Ciliés sont nus (aloriqués) et les cils sont regroupés en couronne apicale
(Laoboea sp, Strobilidium sp) (Hecq & Goffart, 2007).
Ciliés loriqués
Parmi les Ciliés, les tintinnides construisent une thèque (lorica) en forme cloche ou cupule
dans laquelle ils peuvent se rétracter et se protéger (Lakkis, 2004).
Ces organismes portent à leur surface de nombreux cils locomoteurs, agglutinés en lamelles
souples, insérées en spirale à un pôle de l'animal (Hecq & Goffart, 2007) ; la surface
extérieure peut être unies ou homogène ou être couverte de divers dessins en relief constitués
par des matières incrustées, parfois des plaques de Coccolithophorides (Lakkis, 2004).
La formation des kystes est très commune dans le cycle vital des tintinnides (Reid & John,
1978).
Le corps plasmique, incolore et contractile est rattaché obliquement à la paroi interne de la
lorica par un pédicule court. Sur la face supérieure de la lèvre péristomienne sont implantées
des membranelles adorales. Alternant ces membranelles sont insérés sur la lèvre
péristomienne 22 organes tentaculoïdes bourrés de trichocystes. Dans la partie supérieure du
corps, existe un champ ciliaire latéral, constitué par des rangées de cils à peu près semblables
aux cils somatiques.
Les tintinnides sont eupélagiques, plus abandants dans les eaux océaniques, en surface et dans
la colonne d’eau. Ils se rencontrent dans toutes les mers du globe, mais plus abondants dans
les mers tropicales (Lakkis, 2004).
Parmi les genres principaux citons des formes abondantes en Méditerranée: Petalotricha,
Rhabdonella et Dictyocystaà thèque en forme d'urne; Tintinnus dont la thèque est en cylindre
ouvert aux deux extrémités.
Les tintinnides, constituant la majeure partie du microzooplancton dans les environnements
marins (Beers & Stewart, 1967;Beers, 1982; Beers et al., 1982; Sanders, 1987;
Kamiyama, 1994; Uye et al., 1996). Ils jouent un rôle important dans la chaîne alimentaire
marine (Cariou et al., 1999). Ils sont non cosmopolites (Pierce & Turner, 1993). Leur
identification est basée sur la morphologie de lorica (Gold & Morales, 1976; Corliss, 1979;
Davis, 1981; Laval-Peuto, 1983; Cariou et al., 1999; Dolan, 2000; Dolan & Gallegos,
2001; Dolan et al., 2002 in Lakkis, 2004) et il existe une relation étroite d’une part, entre la
diversité morphologique des tintinnides et la diversité phytoplanctonique, et d’autre part, entre
le diamètre de la lorica et les proies ingérées (Dolan et al., 2002).
Symbiose et mixotrophie sont fréquentes chez les Ciliés. Ainsi, le Cilié Mesodinium rubrum
contient de nombreux chloroplastes venant apparemment de Cryptomonades et possède un
cône buccal réduit.
D’autres genres de Ciliés planctoniques marins peuvent inclure des plastides provenant de
diatomées. Les tintinnides n’hébergent généralement pas de symbionte; il faut cependant
signaler le cas de Tintinnusinq uillinus chez qui on trouve souvent des triplets de Chaetoceros
(Diatomée) sur la lorica, toujours situés près de la lèvre buccale.
Généralités
27
Ciliés aloriqués
De nombreux Ciliés sont nus (aloriqués) et les cils sont regroupés en couronne apicale
(Laoboea sp, Strobilidium sp) (Hecq & Goffart, 2007).
Ciliés loriqués
Parmi les Ciliés, les tintinnides construisent une thèque (lorica) en forme cloche ou cupule
dans laquelle ils peuvent se rétracter et se protéger (Lakkis, 2004).
Ces organismes portent à leur surface de nombreux cils locomoteurs, agglutinés en lamelles
souples, insérées en spirale à un pôle de l'animal (Hecq & Goffart, 2007) ; la surface
extérieure peut être unies ou homogène ou être couverte de divers dessins en relief constitués
par des matières incrustées, parfois des plaques de Coccolithophorides (Lakkis, 2004).
La formation des kystes est très commune dans le cycle vital des tintinnides (Reid & John,
1978).
Le corps plasmique, incolore et contractile est rattaché obliquement à la paroi interne de la
lorica par un pédicule court. Sur la face supérieure de la lèvre péristomienne sont implantées
des membranelles adorales. Alternant ces membranelles sont insérés sur la lèvre
péristomienne 22 organes tentaculoïdes bourrés de trichocystes. Dans la partie supérieure du
corps, existe un champ ciliaire latéral, constitué par des rangées de cils à peu près semblables
aux cils somatiques.
Les tintinnides sont eupélagiques, plus abandants dans les eaux océaniques, en surface et dans
la colonne d’eau. Ils se rencontrent dans toutes les mers du globe, mais plus abondants dans
les mers tropicales (Lakkis, 2004).
Parmi les genres principaux citons des formes abondantes en Méditerranée: Petalotricha,
Rhabdonella et Dictyocystaà thèque en forme d'urne; Tintinnus dont la thèque est en cylindre
ouvert aux deux extrémités.
Les tintinnides, constituant la majeure partie du microzooplancton dans les environnements
marins (Beers & Stewart, 1967;Beers, 1982; Beers et al., 1982; Sanders, 1987;
Kamiyama, 1994; Uye et al., 1996). Ils jouent un rôle important dans la chaîne alimentaire
marine (Cariou et al., 1999). Ils sont non cosmopolites (Pierce & Turner, 1993). Leur
identification est basée sur la morphologie de lorica (Gold & Morales, 1976; Corliss, 1979;
Davis, 1981; Laval-Peuto, 1983; Cariou et al., 1999; Dolan, 2000; Dolan & Gallegos,
2001; Dolan et al., 2002 in Lakkis, 2004) et il existe une relation étroite d’une part, entre la
diversité morphologique des tintinnides et la diversité phytoplanctonique, et d’autre part, entre
le diamètre de la lorica et les proies ingérées (Dolan et al., 2002).
Symbiose et mixotrophie sont fréquentes chez les Ciliés. Ainsi, le Cilié Mesodinium rubrum
contient de nombreux chloroplastes venant apparemment de Cryptomonades et possède un
cône buccal réduit.
D’autres genres de Ciliés planctoniques marins peuvent inclure des plastides provenant de
diatomées. Les tintinnides n’hébergent généralement pas de symbionte; il faut cependant
signaler le cas de Tintinnusinq uillinus chez qui on trouve souvent des triplets de Chaetoceros
(Diatomée) sur la lorica, toujours situés près de la lèvre buccale.
