Chapitre II
Généralités
28
II.3.4.Dinoflagellés hétérotrophes
Un composant important du microzooplancton. La revue de Sherr (2007) met en relief
l’importance des dinoflagellés hétérotrophes comme composant du microzooplancton et
brouteur efficace des diatomées. Les dinoflagellés sont en effet parfois dépourvus de pigments
photosynthétiques et sont alors hétérotrophes, capables d’utiliser toute forme de matière
organique, incluant de la matière particulaire même vivante. Ces dinoflagellés hétérotrophes
peuvent parfois être parasites.
Pour les dinoflagellés hétérotrophes libres la nutrition s’appuie à la fois sur l’osmotrophie
(utilisation de matières organiques dissoutes) et la phagotrophie (ingestion de proies). Dans ce
dernier cas, les mécanismes de capture de proies varient considérablement d’une espèce à
l’autre. Plusieurs espèces de dinoflagellés nus utilisent la phagocytose ; dans ce cas, les
cellules présentent alors un cytostome formé par invagination de la membrane plasmique et
sont capables de se déformer de manière impressionnante pour consommer des beaucoup plus
grosses qu’elles –mêmes. Les espèces des genres Gyrodinium ou Noctilucasont ainsi capables
d’engloutir des chaînes entières de diatomées, des œufs de copépodes entiers et même
d’autres dinoflagellés. Les dinoflagellés armés ne peuvent pas augmenter leur volume de la
même manière que les dinoflagellés nus et sont donc incapables d’ingérer directement de
grosses proies. Les dinoflagellés armés ont donc opté pour la solution des pseudopodes ; ils
étendent un voile d’alimentation pseudopodial, lepallium, avec lequel ils entourent des
portions de chaînes de diatomées ou d’autres proies de grande taille. Les enzymes digestives
sont sécrétées par le pallium, et la digestion extracellulaire peut alors avoir lieu. Lorsque
celle–ci est achevée, le voile se rétracte. Quel qu’en soit le mécanisme, l’hétérotrophie peut
être temporaire ou permanente. Certains dinoflagellés sont par ailleurs capables de se nourrir
simultanément par autotrophie et par hétérotrophie, un mode de nutrition connu sous le terme
de mixotrophie (Queguiner, 2013).
Généralités
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II.3.4.Dinoflagellés hétérotrophes
Un composant important du microzooplancton. La revue de Sherr (2007) met en relief
l’importance des dinoflagellés hétérotrophes comme composant du microzooplancton et
brouteur efficace des diatomées. Les dinoflagellés sont en effet parfois dépourvus de pigments
photosynthétiques et sont alors hétérotrophes, capables d’utiliser toute forme de matière
organique, incluant de la matière particulaire même vivante. Ces dinoflagellés hétérotrophes
peuvent parfois être parasites.
Pour les dinoflagellés hétérotrophes libres la nutrition s’appuie à la fois sur l’osmotrophie
(utilisation de matières organiques dissoutes) et la phagotrophie (ingestion de proies). Dans ce
dernier cas, les mécanismes de capture de proies varient considérablement d’une espèce à
l’autre. Plusieurs espèces de dinoflagellés nus utilisent la phagocytose ; dans ce cas, les
cellules présentent alors un cytostome formé par invagination de la membrane plasmique et
sont capables de se déformer de manière impressionnante pour consommer des beaucoup plus
grosses qu’elles –mêmes. Les espèces des genres Gyrodinium ou Noctilucasont ainsi capables
d’engloutir des chaînes entières de diatomées, des œufs de copépodes entiers et même
d’autres dinoflagellés. Les dinoflagellés armés ne peuvent pas augmenter leur volume de la
même manière que les dinoflagellés nus et sont donc incapables d’ingérer directement de
grosses proies. Les dinoflagellés armés ont donc opté pour la solution des pseudopodes ; ils
étendent un voile d’alimentation pseudopodial, lepallium, avec lequel ils entourent des
portions de chaînes de diatomées ou d’autres proies de grande taille. Les enzymes digestives
sont sécrétées par le pallium, et la digestion extracellulaire peut alors avoir lieu. Lorsque
celle–ci est achevée, le voile se rétracte. Quel qu’en soit le mécanisme, l’hétérotrophie peut
être temporaire ou permanente. Certains dinoflagellés sont par ailleurs capables de se nourrir
simultanément par autotrophie et par hétérotrophie, un mode de nutrition connu sous le terme
de mixotrophie (Queguiner, 2013).
