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Cette technique permet cependant d’observer plusieurs milliers de protéines, certaines
modifications post-traductionnelles ainsi que de grandes variations de masses visibles sur la
deuxième dimension (Ballihaut, 2007).
Figure II.16 : Exemple d’une électrophorèse bidimensionnelle sur gel de protéines en
conditions dénaturantes (2D-SDS-PAGE) (Ballihaut, 2007)
Electrophorèse capillaire
L’électrophorèse capillaire est une technique analytique permettant la séparation d’espèces
chargées sous l’effet d’un champ électrique dans un capillaire de faible diamètre (10 à
100μm). Les molécules se déplacent la plupart du temps dans un milieu aqueux appelé
lectrolyte et servant de milieu conducteur (Audrey, 2017)
La séparation des composés par électrophorèse capillaire résulte de deux mécanismes de
transport, l’électromigration et l’électroosmose. L’électromigration résulte du déplacement
d’une espèce chargée lorsqu’elle est soumise à un champ électrique, elle s’effectue dans le
sens du champ électrique (mobilité électrophorétique positive) pour les cations et dans le sens
opposé pour les anions (mobilité électrophorétique négative). Une molécule neutre n’est pas
soumise au phénomène d’électromigration, elle se déplace donc à la vitesse du flux
électroosmotique (Audrey, 2017).
La mobilité électrophorétique et la vitesse électrophorétique, dépendent du milieu, pH et
composition du tampon (force ionique, viscosité, etc) et de la température (Audrey, 2017).
L’électroosmose est responsable du flux électroosmotique. La paroi interne des capillaires de
silice fondue est rincée avec de la soude ce qui permet l’hydrolyse des ponts siloxanes en
groupements silanols. En fonction du pH de l’électrolyte, ces derniers seront plus ou moins
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Contribution a la caractérisation systématique et morphologique des poissons : - 39/93

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