CHAPITRE I. GENERALITES
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de la vapeur d’eau jusqu’à son point de saturation. Ces derniers gaz doivent être traités selon
l’utilisation prévue pour le biogaz afin de ne pas endommager les équipements (OSTREM, 2004
; TRUONG, 2004).
11.3.2. Digestat et éluat
Le digestat est un résidu semblable à l’humus, partiellement stable et riche en composés nutritifs.
La fraction solide du digestat est compostée avant l’amendement des sols. Une autre possibilité
d’utilisation du digestat est sa combustion dans les fours des cimenteries ou des centrales
thermiques (AMARANTE, 2010). Selon CAMACHO et PREVOT (2008), le digestat séché à un
pouvoir calorifique de 3 500 kcal/kg. La partie liquide, l’éluat, peut être utilisée directement
comme fertilisant liquide à cause de sa richesse en éléments nutritifs. La méthanisation permet
donc le retour au sol des déchets et sous produits de différentes origines et participe au bouclage
des cycles du carbone et des minéraux.
11.4. Facteurs influençant la biométhanisation
Plusieurs facteurs interagissent entre eux et influencent la vitesse et l’efficacité de la digestion
anaérobie. Les principaux sont présentés dans les prochaines sections (AMARANTE, 2010).
-Le pH est un des paramètres les plus importants pour la méthanisation et un contrôle accru de sa
variation est fondamental pour le bon fonctionnement des réacteurs. Un pH stable indique un
système en équilibre et une méthanisation performante. En revanche, des variations du pH, plus
souvent sa diminution, sont signes de problèmes. Les bactéries méthanogènes sont très sensibles
aux variations du pH : de petites altérations peuvent même menacer la production du gaz. À
cause de cela, le contrôle de l’alcalinité est important afin de maintenir le pH dans les valeurs
voulues (BERNET et BUFFIERE, 2008).
-L’élévation de la température engendre une augmentation de l’efficience de la méthanisation.
Par contre, cette croissance de l’efficacité n’est pas linéaire, mais affiche plutôt des zones idéales
de température (BERNET et BUFFIERE, 2008). Le maintien de la température dans une de ces
plages est essentiel pour l’efficacité du processus (OSTREM, 2004).
-Comme pour la digestion aérobie, la proportion entre le carbone et l’azote présents dans la
matière organique est importante pour le bon fonctionnement des réacteurs. Des études indiquent
que la proportion désirable se situe entre 20 et 30, 25 étant le ratio idéal (OSTREM, 2004).
-Des études montrent que des taux d’humidité supérieurs à 60 % augmentent la production de
gaz, qui atteint un maximum environnant 80 %. Au-delà de cette concentration, la production se
stabilise dans ce plateau élevé (PRICE ET CHEREMISSINOF, 1981).
- Afin de rendre la méthanisation plus performante, soit par l’augmentation de la vitesse des
réactions, soit par une digestion accrue de la matière, quelques prétraitements de la matière
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de la vapeur d’eau jusqu’à son point de saturation. Ces derniers gaz doivent être traités selon
l’utilisation prévue pour le biogaz afin de ne pas endommager les équipements (OSTREM, 2004
; TRUONG, 2004).
11.3.2. Digestat et éluat
Le digestat est un résidu semblable à l’humus, partiellement stable et riche en composés nutritifs.
La fraction solide du digestat est compostée avant l’amendement des sols. Une autre possibilité
d’utilisation du digestat est sa combustion dans les fours des cimenteries ou des centrales
thermiques (AMARANTE, 2010). Selon CAMACHO et PREVOT (2008), le digestat séché à un
pouvoir calorifique de 3 500 kcal/kg. La partie liquide, l’éluat, peut être utilisée directement
comme fertilisant liquide à cause de sa richesse en éléments nutritifs. La méthanisation permet
donc le retour au sol des déchets et sous produits de différentes origines et participe au bouclage
des cycles du carbone et des minéraux.
11.4. Facteurs influençant la biométhanisation
Plusieurs facteurs interagissent entre eux et influencent la vitesse et l’efficacité de la digestion
anaérobie. Les principaux sont présentés dans les prochaines sections (AMARANTE, 2010).
-Le pH est un des paramètres les plus importants pour la méthanisation et un contrôle accru de sa
variation est fondamental pour le bon fonctionnement des réacteurs. Un pH stable indique un
système en équilibre et une méthanisation performante. En revanche, des variations du pH, plus
souvent sa diminution, sont signes de problèmes. Les bactéries méthanogènes sont très sensibles
aux variations du pH : de petites altérations peuvent même menacer la production du gaz. À
cause de cela, le contrôle de l’alcalinité est important afin de maintenir le pH dans les valeurs
voulues (BERNET et BUFFIERE, 2008).
-L’élévation de la température engendre une augmentation de l’efficience de la méthanisation.
Par contre, cette croissance de l’efficacité n’est pas linéaire, mais affiche plutôt des zones idéales
de température (BERNET et BUFFIERE, 2008). Le maintien de la température dans une de ces
plages est essentiel pour l’efficacité du processus (OSTREM, 2004).
-Comme pour la digestion aérobie, la proportion entre le carbone et l’azote présents dans la
matière organique est importante pour le bon fonctionnement des réacteurs. Des études indiquent
que la proportion désirable se situe entre 20 et 30, 25 étant le ratio idéal (OSTREM, 2004).
-Des études montrent que des taux d’humidité supérieurs à 60 % augmentent la production de
gaz, qui atteint un maximum environnant 80 %. Au-delà de cette concentration, la production se
stabilise dans ce plateau élevé (PRICE ET CHEREMISSINOF, 1981).
- Afin de rendre la méthanisation plus performante, soit par l’augmentation de la vitesse des
réactions, soit par une digestion accrue de la matière, quelques prétraitements de la matière
