Contribution à la Différenciation Morphométriques et Génétique de Carassin Commun
(Carassius carassius)
Généralité
22
Le principe de l’amplification in vitro sur la répétition de trois processus (Denis, 1999) :
1) La dénaturation des deux brins d’ADN à température élevée (environ 95°C) afin
d’obtenir des molécules d’ADN monocaténaires
2) L’hybridation d’oligonucléotides (amorces) complémentaires d’une séquence de
l’ADN monocaténaire cible (la température est alors ramenée une valeur comprise
entre 40°C et 65°C afin de permettre une bonne fixation des amorces.
3) La réaction d’élongation par une ADN polymérase thermostable (la Taq polymérase) à
partir des oligonucléotides, réalisée à la température optimale de 72°C.
B. L'empreinte génétique
L’empreinte génétique désigne une technique permettant l’identification d’un individu à partir
de l’ADN. Plus précisément, c’est l’image (matérialisée sous la forme d’un code-barres) de la
répartition des zones non codantes de l’ADN qui constituent l’hérédité d’un individu. Cette
image est la même pour l’ADN extrait de n’importe quelle cellule à noyau d’un individu et
elle est caractéristique de celui-ci (Hottois, et al., 2001).
Vers le milieu des années 80, des marqueurs polymorphes, appelés des mini-satellites, ont été
découverts. Ce sont des motifs de quelques dizaines de bases (typiquement entre 30 et 70),
dont plusieurs unités se font suite à certains endroits dans le génome. Le nombre d’unités
varie d’un individu à l’autre: c’est la base du polymorphisme.
Vers la fin des années 1980, la découverte d’un nouveau type de polymorphismes, les
microsatellites, couplée à l’utilisation d’une nouvelle technique révolutionnaire, la PCR, a
permis une nette avancée pour la réalisation d’empreintes génétiques. Les microsatellites
comportent des séries de répétitions d'un motif de base court (1 à 4 paire(s) de bases) et sont
répartis sur l'ensemble du génome. Le nombre de répétitions peut varier de 10 à 40 environ.
Comme dans le cas des mini-satellites, le polymorphisme tient au nombre variable de
répétitions d’unités observées dans les différents allèles. Chaque marqueur présente une
dizaine d’allèles différents, parfois plus. Les séquences à analyser sont donc courtes et
parfaitement adaptées à une révélation par la technique de PCR. Les différents allèles sont
reconnus en fonction de leur taille, qui est mesurée en paires de bases d’ADN (Khazaal, et
al., 2005).
C. Le polymorphisme de longueurs des fragments de restriction (RFLP)
Le polymorphisme de l’ADN est utilisé comme marqueur génétique d’identification
d’individus dans de nombreux domaines. Au sein d’une population, le polymorphisme, défini
comme résultant de variation dans la séquence de l’ADN, se traduit soit par l’apparition de
différents phénotypes, soit par des modifications des profils de restriction (Denis, 1999).
Le principe repose sur la comparaison de profils de coupure par les enzymes de restriction
suite à l’existence d’un polymorphisme dans la séquence d’une molécule d’ADN par rapport à
une autre.
(Carassius carassius)
Généralité
22
Le principe de l’amplification in vitro sur la répétition de trois processus (Denis, 1999) :
1) La dénaturation des deux brins d’ADN à température élevée (environ 95°C) afin
d’obtenir des molécules d’ADN monocaténaires
2) L’hybridation d’oligonucléotides (amorces) complémentaires d’une séquence de
l’ADN monocaténaire cible (la température est alors ramenée une valeur comprise
entre 40°C et 65°C afin de permettre une bonne fixation des amorces.
3) La réaction d’élongation par une ADN polymérase thermostable (la Taq polymérase) à
partir des oligonucléotides, réalisée à la température optimale de 72°C.
B. L'empreinte génétique
L’empreinte génétique désigne une technique permettant l’identification d’un individu à partir
de l’ADN. Plus précisément, c’est l’image (matérialisée sous la forme d’un code-barres) de la
répartition des zones non codantes de l’ADN qui constituent l’hérédité d’un individu. Cette
image est la même pour l’ADN extrait de n’importe quelle cellule à noyau d’un individu et
elle est caractéristique de celui-ci (Hottois, et al., 2001).
Vers le milieu des années 80, des marqueurs polymorphes, appelés des mini-satellites, ont été
découverts. Ce sont des motifs de quelques dizaines de bases (typiquement entre 30 et 70),
dont plusieurs unités se font suite à certains endroits dans le génome. Le nombre d’unités
varie d’un individu à l’autre: c’est la base du polymorphisme.
Vers la fin des années 1980, la découverte d’un nouveau type de polymorphismes, les
microsatellites, couplée à l’utilisation d’une nouvelle technique révolutionnaire, la PCR, a
permis une nette avancée pour la réalisation d’empreintes génétiques. Les microsatellites
comportent des séries de répétitions d'un motif de base court (1 à 4 paire(s) de bases) et sont
répartis sur l'ensemble du génome. Le nombre de répétitions peut varier de 10 à 40 environ.
Comme dans le cas des mini-satellites, le polymorphisme tient au nombre variable de
répétitions d’unités observées dans les différents allèles. Chaque marqueur présente une
dizaine d’allèles différents, parfois plus. Les séquences à analyser sont donc courtes et
parfaitement adaptées à une révélation par la technique de PCR. Les différents allèles sont
reconnus en fonction de leur taille, qui est mesurée en paires de bases d’ADN (Khazaal, et
al., 2005).
C. Le polymorphisme de longueurs des fragments de restriction (RFLP)
Le polymorphisme de l’ADN est utilisé comme marqueur génétique d’identification
d’individus dans de nombreux domaines. Au sein d’une population, le polymorphisme, défini
comme résultant de variation dans la séquence de l’ADN, se traduit soit par l’apparition de
différents phénotypes, soit par des modifications des profils de restriction (Denis, 1999).
Le principe repose sur la comparaison de profils de coupure par les enzymes de restriction
suite à l’existence d’un polymorphisme dans la séquence d’une molécule d’ADN par rapport à
une autre.
