Synthèse bibliographique
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Les niveaux d'azote ammoniacal rencontrés dans les élevages de poissons marins sont
extrêmement variables selon les espèces et les conditions d'élevage. Ils se situent le plus souvent
dans une fourchette de 0,007 à 1,8 mg/L (Handy & Poxton, 1993) mais des valeurs de 4-5 mg/L
d'AAT sont devenues courantes avec le développement d'élevages à haute densité.
L'accumulation d'ammoniac dans l'organisme peut être due, soit à une incapacité d'excréter ou
de transformer les déchets azotés, soit à un afflux net de NH3 en provenance du milieu. Dans le
milieu extérieur, c'est davantage la concentration de NH3, que de NH4
+
, qui est source de
préoccupation, car les membranes biologiques sont perméables au NH3, mais elles le sont
beaucoup moins au NH4
+ .
Par conséquent, le NH3, mais non le NH4
+
, diffuse rapidement dans l'organisme et, si les taux
de NH3 sont élevés dans l'environnement, les taux d'ammoniac chez les animaux qui y sont
exposés augmenteront également. L'eau dont le pH est supérieur à 9,5 peut donc être toxique,
même si elle renferme peu d'ammoniac ou n'en renferme pas du tout, car les taux d'ammoniac
augmentent et atteignent des niveaux toxiques chez le poisson dont les fonctions d'excrétion
sont perturbées (Kohn, et al,. 1994).
C’est un neurotoxique du système nerveux central qui entre passivement dans le poisson
essentiellement sous forme de NH3 et s’accumule dans les différents tissus à des niveaux
variables selon la capacité d’excrétion et de détoxification des poissons qui admet des limites
(effets dose et durée) (Person, 2003).
Chez toutes les espèces marines éprouvées, le seuil de toxicité chronique est plus bas, 0,8-1
mg/L de NH3 pour une durée d'exposition n'excédant pas un mois. Chez le turbot, la croissance
est ralentie à 0,33 mg/L de NH3 en moyenne et sensiblement aux mêmes valeurs chez le bar et
la daurade.
Chez ces mêmes espèces selon la durée d'exposition, il y a risque de perturbation de la
croissance au-dessus de 0,11 mg/L NH3, ce qui correspond aux pics de concentrations dans les
élevages à haute densité utilisant des circuits fermés.
Ces seuils de sécurité en termes de croissance sont sensiblement plus bas chez les salmonidés
(0,02-0,15 mg/l NH3), surtout pendant la phase d'eau douce (Person-Le Ruyet & Bœuf, 1998).
Par ailleurs, la sensibilité du turbot à l'AAT est du même ordre de grandeur que celle de la
daurade et du bar, la 96-h CL50 (concentration létale pour 50 % de la population) varie dans
une fourchette de 1 à 3 mg/L NH3. Des valeurs aussi élevées ne peuvent être
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Etude du procédé hybride couplant l’adsorption et la photocatalyse. Application au traitement des effluents issus des fermes piscicoles.: - 31/180

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