L’érosion côtière
Partie I
Chapitre I :
19
En outre, la composante "enjeux" est représentée par les facteurs de vulnérabilité socioéconomiques qui correspondent aux biens et activités humaines (agglomération, réseau routier,
chemin de fer, activités agricoles). Ce sont des facteurs qui peuvent être exposés à un aléa
récurrent.
Par ailleurs, la composante "gestion" réunit les facteurs de la vulnérabilité institutionnelle qui
est un type de facteur à part entière. Il regroupe les politiques mises en œuvre pour la préservation,
la prévention, l’adaptation et la gestion de crise ainsi que leur application par la gouvernance
territoriale (Meur-Ferec et al., 2020). En fin, la composante "perception" regroupe les facteurs
cognitifs (niveau de la conscience collective) de la population et la représentation du risque au sein
de la société.
I.4.1. Méthodes d’évaluation de la vulnérabilité côtière
La démarche de l’évaluation de la vulnérabilité côtière nécessite des méthodes et des outils
d’évaluation performants qui pourraient simplifier la complexité des facteurs, interagissant entre
elles, pour aboutir à une forme plus facilement compréhensible. Cette complexité réside dans
l’hétérogénéité de types et des dimensions des facteurs. Dans ce contexte, le sous-groupe sur la
gestion des zones côtières (CZMS) du GIEC avait déjà tenté de mettre au point une méthodologie
commune, opérationnelle et compréhensible pour évaluer la vulnérabilité de diverses nations
côtières (IPCC-CZMS, 1992). En revanche, les données nécessaires pour évaluer un ou plusieurs
facteurs à l'aide de cette méthodologie ne sont pas facilement disponibles (Klein et al., 1999),
particulièrement pour les pays en développement à l’instar de l’Algérie qui manquent déjà de
données historiques (Awange et al., 2018).
Par ailleurs, des indices ont été développés comme méthodes rapides et cohérentes pour
évaluer la vulnérabilité. Les plus simples d'entre eux sont des évaluations de la vulnérabilité
physique de la côte (Gornitz et al., 2001), tandis que les plus complexes examinent également les
aspects de la vulnérabilité économique et sociale (Ramieri et al., 2011) (McLaughlin et Cooper,
2011)
L’Indice de Vulnérabilité Côtière (IVC) est un des outils d’évaluation qui combine la
susceptibilité du système côtier au changement avec sa capacité naturelle à s'adapter aux
conditions environnementales, ce qui donne une dimension quantitative de la vulnérabilité du
Partie I
Chapitre I :
19
En outre, la composante "enjeux" est représentée par les facteurs de vulnérabilité socioéconomiques qui correspondent aux biens et activités humaines (agglomération, réseau routier,
chemin de fer, activités agricoles). Ce sont des facteurs qui peuvent être exposés à un aléa
récurrent.
Par ailleurs, la composante "gestion" réunit les facteurs de la vulnérabilité institutionnelle qui
est un type de facteur à part entière. Il regroupe les politiques mises en œuvre pour la préservation,
la prévention, l’adaptation et la gestion de crise ainsi que leur application par la gouvernance
territoriale (Meur-Ferec et al., 2020). En fin, la composante "perception" regroupe les facteurs
cognitifs (niveau de la conscience collective) de la population et la représentation du risque au sein
de la société.
I.4.1. Méthodes d’évaluation de la vulnérabilité côtière
La démarche de l’évaluation de la vulnérabilité côtière nécessite des méthodes et des outils
d’évaluation performants qui pourraient simplifier la complexité des facteurs, interagissant entre
elles, pour aboutir à une forme plus facilement compréhensible. Cette complexité réside dans
l’hétérogénéité de types et des dimensions des facteurs. Dans ce contexte, le sous-groupe sur la
gestion des zones côtières (CZMS) du GIEC avait déjà tenté de mettre au point une méthodologie
commune, opérationnelle et compréhensible pour évaluer la vulnérabilité de diverses nations
côtières (IPCC-CZMS, 1992). En revanche, les données nécessaires pour évaluer un ou plusieurs
facteurs à l'aide de cette méthodologie ne sont pas facilement disponibles (Klein et al., 1999),
particulièrement pour les pays en développement à l’instar de l’Algérie qui manquent déjà de
données historiques (Awange et al., 2018).
Par ailleurs, des indices ont été développés comme méthodes rapides et cohérentes pour
évaluer la vulnérabilité. Les plus simples d'entre eux sont des évaluations de la vulnérabilité
physique de la côte (Gornitz et al., 2001), tandis que les plus complexes examinent également les
aspects de la vulnérabilité économique et sociale (Ramieri et al., 2011) (McLaughlin et Cooper,
2011)
L’Indice de Vulnérabilité Côtière (IVC) est un des outils d’évaluation qui combine la
susceptibilité du système côtier au changement avec sa capacité naturelle à s'adapter aux
conditions environnementales, ce qui donne une dimension quantitative de la vulnérabilité du
