L’érosion côtière
Partie I
Chapitre I :
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ii) L’indicateur est linéairement continu le long de la plage ; et
iii) Les variations de sa position à travers la plage dues aux changements de niveau d'eau sont
au minimum.
Ainsi, nous détaillons en ce qui suit trois types d’indicateurs les plus utilisés pour les côtes
micro-tidales, à savoir, les indicateurs géomorphologiques, biologiques et hydrodynamiques.
I.3.1.1 Indicateurs géomorphologiques
Pour décrire les indicateurs géomorphologiques du trait de côte, nous nous sommes focalisés
sur trois types de côtes, rocheuses, sablonneuses et artificialisées.
a. Côtes ou plages sablonneuses
Les plages par définition sont une forme d’accumulation littorale des sédiments (sable ou
galets). Leur morphologie est diverse, on y distingue les plages ouvertes qui sont généralement
étendues sur une grande linaire sablonneuse et souvent associées à des dunes, ainsi que des plages
qui se situent à la base des falaises ou en fond de baie.
Deux indicateurs morphologiques de trait de côte peuvent être préconisés pour les côtes microtidales :
- La berme de basse plage : au niveau de la plage aérienne, la berme correspond à la zone
d’accumulation de sédiments liée au déferlement des vagues (Rosati et Kraus, 1997) (figure I.3).
- Le pied de dune : pour les plages bordées de cordons dunaires, le pied de dune peut être
utilisé comme référence géomorphologique (figure I.3). Cet indicateur correspond au plus haut
niveau atteint par la mer lors des tempêtes(Bonnot-Courtois et al., 2013) , il marque la limite
supérieure de la haute plage (Guillén et al., 1999). Le pied de dune est un bon indicateur d’érosion,
mais il est peu apte à traduire une accrétion sur le court terme, car son érosion survient brutalement
en général par à-coups, surtout lors des tempêtes alors que son accrétion est un processus lent.
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