L’érosion côtière
Partie I
Chapitre I :
11
Ces approches nécessitent des outils de traitement ainsi que des données d’entrée (trait de
côte, bathymétrie, granulométrie, données océanographique et métrologique etc.), dont la qualité
conditionne hautement la précision des résultats (Than, 2015).
Le trait de côte est un élément crucial dont les informations obtenues à partir de sa variabilité
sont essentielles pour la gestion du risque côtier (Elnabwy et al., 2020). Ainsi, le suivi et l’analyse
spatio-temporelle de la position du trait de côte est parmi les approches les plus répondues pour la
caractérisation du phénomène de l’érosion (Boak et Turner, 2005). Cette analyse spatio-temporelle
peut être effectuée efficacement grâce à l’utilisation de données de photographies aériennes
multitemps, le System d’Information Géographique (SIG) et le traitement d'images (Toure et al.,
2019).
I.3.1 Notion du trait de côte
L’érosion côtière est un phénomène qui s’exprime par le recul du trait de côte vers l’intérieur
des terres. L’analyse de l’évolution de ce recul permet de caractériser l’aléa de l’érosion. Cette
analyse requiert, avant tout, une définition et compréhension de la notion du « trait de côte ».
Le trait de côte est censé représenter une limite linéaire entre le domaine marin et terrestre,
cependant cela reste problématique à raison de l’hétérogénéité des critères d’identification
(géomorphologie, conditions tidales, végétation, etc.). En effet, ce n’est pas une définition
théorique du trait côte, généralisable à tous les environnements qu’il convient de donner, mais une
définition « fonctionnelle » de la frange côtière en fonction du type de côte et des objectifs de suivi
(Mellet, et al., 2012) . Dans ce cas, on parle plutôt des indicateurs de trait de côte. Ces derniers ont
fait l’objet de plusieurs synthèses (Robin, 2002; Boak et Turner, 2005; Mallet et al., 2012; BonnotCourtois et al., 2013; Toure et al., 2019). Boak et Turner (2005) ont recensé 19 traits de côte
génériques à partir de 45 indicateurs relevés (Annexe 1), dont nous nous sommes largement
inspirés. Le choix d’un bon indicateur de trait de côte doit répondre aux principales conditions de
reconnaissance du trait de côte, qui sont énumérées ci-après :
i) L’indicateur doit être facilement et uniformément reconnaissable sur terrain ou sur les
iconographies en noir et blanc et en couleur ;
Partie I
Chapitre I :
11
Ces approches nécessitent des outils de traitement ainsi que des données d’entrée (trait de
côte, bathymétrie, granulométrie, données océanographique et métrologique etc.), dont la qualité
conditionne hautement la précision des résultats (Than, 2015).
Le trait de côte est un élément crucial dont les informations obtenues à partir de sa variabilité
sont essentielles pour la gestion du risque côtier (Elnabwy et al., 2020). Ainsi, le suivi et l’analyse
spatio-temporelle de la position du trait de côte est parmi les approches les plus répondues pour la
caractérisation du phénomène de l’érosion (Boak et Turner, 2005). Cette analyse spatio-temporelle
peut être effectuée efficacement grâce à l’utilisation de données de photographies aériennes
multitemps, le System d’Information Géographique (SIG) et le traitement d'images (Toure et al.,
2019).
I.3.1 Notion du trait de côte
L’érosion côtière est un phénomène qui s’exprime par le recul du trait de côte vers l’intérieur
des terres. L’analyse de l’évolution de ce recul permet de caractériser l’aléa de l’érosion. Cette
analyse requiert, avant tout, une définition et compréhension de la notion du « trait de côte ».
Le trait de côte est censé représenter une limite linéaire entre le domaine marin et terrestre,
cependant cela reste problématique à raison de l’hétérogénéité des critères d’identification
(géomorphologie, conditions tidales, végétation, etc.). En effet, ce n’est pas une définition
théorique du trait côte, généralisable à tous les environnements qu’il convient de donner, mais une
définition « fonctionnelle » de la frange côtière en fonction du type de côte et des objectifs de suivi
(Mellet, et al., 2012) . Dans ce cas, on parle plutôt des indicateurs de trait de côte. Ces derniers ont
fait l’objet de plusieurs synthèses (Robin, 2002; Boak et Turner, 2005; Mallet et al., 2012; BonnotCourtois et al., 2013; Toure et al., 2019). Boak et Turner (2005) ont recensé 19 traits de côte
génériques à partir de 45 indicateurs relevés (Annexe 1), dont nous nous sommes largement
inspirés. Le choix d’un bon indicateur de trait de côte doit répondre aux principales conditions de
reconnaissance du trait de côte, qui sont énumérées ci-après :
i) L’indicateur doit être facilement et uniformément reconnaissable sur terrain ou sur les
iconographies en noir et blanc et en couleur ;
