L’érosion côtière
Partie I
Chapitre I :
10
de 15,43 m au niveau de la baie d'Ain El-Turck et 12,67 m au niveau de la baie de BousferAndalouses. Par ailleurs, l’étude dévoile une diminution massive du volume dunaire, avec un bilan
sédimentaire déficitaire de - 28,56 millions de m3 de 1934 à 2014.
I.3 Méthode de caractérisation de l’aléa de l’érosion
À partir de la Seconde Guerre mondiale et surtout depuis l’utilisation des photographies
aériennes et l’emploi généralisé des logiciels de rectification et de superposition de ces
photographies, la dynamique côtière et l’évolution de la ligne de rivage sont étudiées de plus en
plus finement (Gaillot et Chaverot, 2001; Robin, 2002).
Aujourd'hui, il existe différentes approches pour l’étude et l’évaluation du phénomène
d’érosion. Les méthodes de mesure et d'analyse diachronique de la bathymétrie et de profils des
plages sont parmi les plus anciennes. Elles permettent d’avoir une estimation quantitative et
qualitative des caractéristiques de la dynamique des plages sablonneuses, et d’obtenir des résultats
plus réalistes que naturels grâce aux équipements de mesure, à la technologie de l'information et
l'analyse des données. Cependant, cette approche nécessite des levés topographiques et
bathymétriques d’une façon continue.
En outre, l’avènement des méthodes basées sur des modèles physiques et numériques
(mathématiques) a facilité la compréhension de la dynamique côtière. Les modèles physiques se
concentrent sur l’analyse du champ d'écoulement et l'impact des constructions dans les zones
côtières. En raison de la nature complexe des processus hydrodynamiques côtiers, les résultats des
modèles physiques ont une portée spatiale et temporelle limitée. Par ailleurs, les modèles
mathématiques permettent de déterminer plus précisément les paramètres importants et de
compléter la compréhension de la dynamique côtière. Ces modèles simulent des processus tels que
le fonctionnement hydrosédimentaire (transport sédimentaire, le niveau d’eau et le processus tidal,
les courant et houles etc.). Les outils en 2D, et en 3D basés sur les modèles mathématiques dédiés
à l’étude de la dynamique côtière et le processus d'érosion/accrétion sont de plus en plus complets.
Ils permettent une simulation plus détaillée des phénomènes sur une plus longue période.
Partie I
Chapitre I :
10
de 15,43 m au niveau de la baie d'Ain El-Turck et 12,67 m au niveau de la baie de BousferAndalouses. Par ailleurs, l’étude dévoile une diminution massive du volume dunaire, avec un bilan
sédimentaire déficitaire de - 28,56 millions de m3 de 1934 à 2014.
I.3 Méthode de caractérisation de l’aléa de l’érosion
À partir de la Seconde Guerre mondiale et surtout depuis l’utilisation des photographies
aériennes et l’emploi généralisé des logiciels de rectification et de superposition de ces
photographies, la dynamique côtière et l’évolution de la ligne de rivage sont étudiées de plus en
plus finement (Gaillot et Chaverot, 2001; Robin, 2002).
Aujourd'hui, il existe différentes approches pour l’étude et l’évaluation du phénomène
d’érosion. Les méthodes de mesure et d'analyse diachronique de la bathymétrie et de profils des
plages sont parmi les plus anciennes. Elles permettent d’avoir une estimation quantitative et
qualitative des caractéristiques de la dynamique des plages sablonneuses, et d’obtenir des résultats
plus réalistes que naturels grâce aux équipements de mesure, à la technologie de l'information et
l'analyse des données. Cependant, cette approche nécessite des levés topographiques et
bathymétriques d’une façon continue.
En outre, l’avènement des méthodes basées sur des modèles physiques et numériques
(mathématiques) a facilité la compréhension de la dynamique côtière. Les modèles physiques se
concentrent sur l’analyse du champ d'écoulement et l'impact des constructions dans les zones
côtières. En raison de la nature complexe des processus hydrodynamiques côtiers, les résultats des
modèles physiques ont une portée spatiale et temporelle limitée. Par ailleurs, les modèles
mathématiques permettent de déterminer plus précisément les paramètres importants et de
compléter la compréhension de la dynamique côtière. Ces modèles simulent des processus tels que
le fonctionnement hydrosédimentaire (transport sédimentaire, le niveau d’eau et le processus tidal,
les courant et houles etc.). Les outils en 2D, et en 3D basés sur les modèles mathématiques dédiés
à l’étude de la dynamique côtière et le processus d'érosion/accrétion sont de plus en plus complets.
Ils permettent une simulation plus détaillée des phénomènes sur une plus longue période.
