L’érosion côtière
Partie I
Chapitre I :
8
persistante à un rythme supérieur à 0,5 m/an et 16 % des plages sablonneuses connaissent des taux
d'érosion de 1 m/an à 3 m/an. En outre, environ 7 % des plages de sable de la planète connaissent
des taux d'érosion classés comme graves de 3 à 5 m/an. Par ailleurs, les taux d'érosion ont dépassé
5 m/an le long de 4 % du littoral sableux et sont supérieurs à 10 m/an pour 2 % du littoral sableux
mondial. D'autre part, environ 8 % des plages du monde ont connu une accrétion importante (>3
m/an), tandis que 6 % (3 %) connaissent une accrétion supérieure à 5 m/an (10 m/an).
Dans une perspective continentale, l'Australie et l'Afrique sont les seuls continents pour
lesquels on constate une érosion nette (-0,20 m/an et -0,07 m/an respectivement), tous les autres
continents présentant une accrétion nette. Le continent présentant le taux d'accrétion le plus élevé
(1,27 m/an ; voir le tableau de la figure I.2) est l'Asie, probablement en raison du développement
artificiel de la côte chinoise et des grandes régénérations de terres, par exemple à Singapour, Hong
Kong, Bahreïn et aux Émirats arabes unis.
Par rapport à la moyenne mondiale, un pourcentage élevé de traits de côtes sablonneuses dans
les zones naturelles protégées par la World Data base on Protected Areas (WDPA) subit une
érosion. L’analyse indique que 32% de tous les traits de côte marins protégés sont sablonneux,
dont 37% s'érodent à un rythme supérieur à 0,5 m/an (Luijendijk et al., 2018).
Figure I.2: Distribution quantitative des tendances évolutives du rivage sableux à l’échelle
mondiale (Luijendijk et al., 2018)
Partie I
Chapitre I :
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persistante à un rythme supérieur à 0,5 m/an et 16 % des plages sablonneuses connaissent des taux
d'érosion de 1 m/an à 3 m/an. En outre, environ 7 % des plages de sable de la planète connaissent
des taux d'érosion classés comme graves de 3 à 5 m/an. Par ailleurs, les taux d'érosion ont dépassé
5 m/an le long de 4 % du littoral sableux et sont supérieurs à 10 m/an pour 2 % du littoral sableux
mondial. D'autre part, environ 8 % des plages du monde ont connu une accrétion importante (>3
m/an), tandis que 6 % (3 %) connaissent une accrétion supérieure à 5 m/an (10 m/an).
Dans une perspective continentale, l'Australie et l'Afrique sont les seuls continents pour
lesquels on constate une érosion nette (-0,20 m/an et -0,07 m/an respectivement), tous les autres
continents présentant une accrétion nette. Le continent présentant le taux d'accrétion le plus élevé
(1,27 m/an ; voir le tableau de la figure I.2) est l'Asie, probablement en raison du développement
artificiel de la côte chinoise et des grandes régénérations de terres, par exemple à Singapour, Hong
Kong, Bahreïn et aux Émirats arabes unis.
Par rapport à la moyenne mondiale, un pourcentage élevé de traits de côtes sablonneuses dans
les zones naturelles protégées par la World Data base on Protected Areas (WDPA) subit une
érosion. L’analyse indique que 32% de tous les traits de côte marins protégés sont sablonneux,
dont 37% s'érodent à un rythme supérieur à 0,5 m/an (Luijendijk et al., 2018).
Figure I.2: Distribution quantitative des tendances évolutives du rivage sableux à l’échelle
mondiale (Luijendijk et al., 2018)
