L’érosion côtière
Partie I
Chapitre I :
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large dû aux courants de retour et aux courants d'arrachement pendant les tempêtes, le piégeage
dans les dépressions locales (canyons) et l'exploitation des sablières (van Rijn, 2011).
I .2 Risques de l’érosion côtière
Le processus de l’érosion côtière peut se produire à différentes échelles de temps (Stive et al.,
2002). Les tempêtes individuelles entraînent généralement une érosion rapide, suivie d'une
accrétion, conduisant à un changement net négligeable dans le budget sédimentaire. Si les déficits
sédimentaires persistent pendant de longues périodes, il peut en résulter une érosion chronique.
En effet, l'érosion côtière devient un phénomène à risque quand la perte des sédiments est
permanente au sein d’une cellule côtière.
Les principaux facteurs naturels de cette perte en budget sédimentaire seraient la conjugaison
d’une pénurie de matériaux depuis la fin de la transgression postglaciaire, de conditions
hydrodynamique et météorologiques et la remontée du niveau de la mer (Paskoff, 2001).
Cependant, ce sont les facteurs anthropiques qui exacerbent et accentuent ce phénomène. On note
ainsi parmi ces facteurs, l’interruption de l’équilibre dune-estran par l’artificialisation du trait de
côte, les effets des ouvrages de défense contre la mer, le pillage de sable et les changements
d’occupation des sols dans les bassins versants (Sabatier et Suanez, 2003).
I.2.1 Risque de l'érosion côtière à l’échelle mondiale
L'érosion à l'échelle mondiale est devenue évidente au cours des années 80, après les études
du groupe de travail de l'Union géographique internationale sur la dynamique de l'érosion côtière
(1972-1976) et de la Commission sur l'environnement côtier (1976-1984). Dans ces études, on
indique que 70 % des plages de sable du monde connaissaient une érosion nette tandis que 20 %
étaient stables. Cependant, comme ces estimations résultaient principalement d'entretiens, elles
sont nécessairement qualitatives (Bird, 1985).
La distribution quantitative mondiale des tendances évolutives du rivage sableux est présentée
dans le travail de (Luijendijk et al., 2018) qui dérive une évaluation actualisée à l'échelle mondiale
des changements chroniques du trait de côte. On estime que sur la période s’étalant de 1984 à
2016, environ 24 % des plages sablonneuses du monde entier se sont érodées de manière
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Apport des techniques de télédétection à l’étude de la vulnérabilité et risques côtiers: (cas de la côte ouest-algérienne) - 26/214

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