L’érosion côtière
Partie I
Chapitre I :
6
I.1 Processus naturel de l’érosion au sein d’une cellule côtière
Une cellule côtière (ou cellule hydro-sédimentaire) est une unité géomorphologique ou un
secteur du littoral indépendant en matière de transport sédimentaire (Figure I.1). Ainsi, les côtes
sont considérées en générale soit comme une forme d’érosion (falaise) ou d’accumulation de
sédiment (plage) (Paskoff, 1984). La forme côtière la plus élémentaire est une côte en promontoire
(ex. cap) et baie, résultant d'une subsidence ou d'une submersion due à l'élévation du niveau de la
mer. L'attaque par les vagues d'une côte de ce type entraînera une concentration de l'énergie des
vagues sur les promontoires (en raison de la réfraction) et une réduction de l'énergie des vagues au
niveau de la baie, ce qui peut entraîner l'érosion des promontoires et le dépôt des matériaux érodés
(sédiment) au niveau des baies. Ainsi, dans un équilibre du budget sédimentaire au sein d'une
cellule, l’érosion est le processus naturel qui a toujours façonné la morphologie côtière.
Les principales sources possibles de sédiments à l'intérieur d'une cellule sont les apports de
sédiments par les rivières et les estuaires, l'érosion des falaises et des dunes, le transport vers la
côte dû à l'asymétrie des vagues depuis le plateau, l'alimentation artificielle, le dépôt biogène, etc.
Par ailleurs, les puits sédimentaires les plus importants sont principalement : le transport vers le
Figure I.1: Echanges sédimentaires au sein d’une cellule côtière (Cerema, 2018)
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