Chapitre I
Généralités
24
3.2. Extraction des terpènes
Les spécimens sont préalablement séchés à 45°C pendant 48h, puis broyés. Selon la
littérature, différents solvants organiques sont utilisés avec des proportions différentes
(méthanol, éthanol, n-buthanol ou dichlorométhane). Ces derniers sont utilisés pour laisser
macérer la poudre pendant 24h-48h. Après le mélange est filtré, le filtrat récupéré est séché
dans un évaporateur rotatif pour éliminer les traces du solvant organique utilisé (la température
dépend du point d’ébullition du solvant, par exemple la température du dichlorométhane est
égale à 40°C). L’extrait brut est fractionné par une chromatographie en phase liquide à haute
performance HPLC (Balansa et al. 2019).
3.2.1. Principe de la chromatographie en phase liquide à haute performance
C’est une technique qui permet de séparer les solutés d’un mélange complexe qui
interagissent selon leur affinité avec la phase mobile (éluant) et la phase stationnaire (colonne
chromatographique) grâce à un système d’injection de transport chromatographique. A la sortie
de la colonne, un détecteur des solutés enregistre des pics appelés chromatogrammes (Colomb
2010).
3.3. Quantification des protéines totales
Dans les biotechnologies, les industries et les contrôles de qualités alimentaires, la
quantification des protéines s’effectue selon la méthode de Kjeldahl (Krotz et al., 2008 in
Moore et al., 2010).
3.3.1. Principe de la méthode de Kjeldahl
La méthode se base sur la quantification indirecte de la teneur totale en protéines des
organismes par la masure directe de l’azote qui est sous forme minérale et organique. Pour la
mesure totale de ce dernier, il est important de détruire les composés organiques de façon à
obtenir des azotes totaux sous forme minérale ensuite les protéines totales sont estimées par
6.25 fois le pourcentage d’azote (Moore et al. 2010). Cela s’effectue selon 4 étapes :
- Digestion humide ou minéralisation de l’échantillon avec d’acide sulfurique et un
catalyseur comme le sulfate de cuivre CuSO4 ou dioxyde de titane TiO2, pour convertir
l’azote protéique en sulfate d’ammonium.
- Neutralisation avec un sel basique, tel que la soude, pour transformer le sulfate
d’ammonium en ammoniac libre.
Précédent

Mise en évidence de la faune marine d’intérêt biotechnologique de la côte algérienne.: - 24/119

Suivant