Chapitre III : Comparaison entre méthode des polygones
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d’évolution entre deux côtes est quantifiée - toutes les portions des deux rivages sont utilisées
dans le calcul de la superficie. Ce polygone complexe peut être décomposé en une série de
polygones simples représentant des zones d’évolution négative (où le trait de côte le plus
récent est tombé à l'intérieur des terres de la bande littoral la plus ancienne) et d’évolution
positive (où le trait de côte le plus récent se situe au large de la bande littoral la plus ancienne)
(MARTYN. J. SMITH et ROBERT. G. COMLEY. 2012).
Dans la méthode des polygones, l’indicateur du trait de côte vectorisé sur une photo aérienne
ou une image satellite (appelée ligne de base ou ligne de référence) est utilisé pour générer et
calculer les polygones. Chaque processus comprenait les éléments suivants : la ligne de base
(la ligne de référence), la ligne de côte de l'année d'intérêt et deux lignes qui limitaient la zone
d’étude (lignes de fermeture/ closure lines) qui sont orthogonales à la ligne de base
(ALBUQUERQUE et AL. 2013).
Afin de créer des polygones, nécessaires à l’application de la méthode, les lignes
perpendiculaires qui délimitent l’aire (lignes de fermeture) doivent intersecter la ligne de base
et la ligne de l’année d’intérêt afin de générer un polygone entre la date analysée et la ligne de
base.
Ce processus doit être réalisé pour chaque intervalle « ligne de base – ligne de l’année
d’intérêt ».
Pour calculer la surface érodée ou accumulée, dans chaque intervalle analysé, le polygone
résultant de la date la plus ancienne doit être soustrait de celui résultant de la plus récente. La
valeur de la zone finale, en mètres carrés, représente la zone érodée ou accumulée pendant
cette période. Compte tenu que chaque polygone soustrait est homogène, la zone érodée ou
accumulée trouvée après la soustraction de chaque polygone sera divisée par l'extension du
tronçon qui correspond à la ligne d'intérêt ; la valeur moyenne d’évolution entre les deux
lignes de côte au cours de la période analysée sera ensuite déterminée. Afin de déterminer le
taux de variation annuelle, la valeur de variation sera divisée par l'intervalle, en années.
La détermination du coefficient R² est basée sur la régression linéaire, par la méthode LSM
3
(Least Square Method), des taux de variation de rivage en fonction de l'intervalle de temps.
La régression est basée sur certains polygones. Pour chaque date, le taux de variation moyen
de l'ensemble du littoral analysé est déterminé en mètres / an.
3 La méthode des moindres carrés (LSM) est une procédure permettant de déterminer la meilleure ligne
d’ajustement aux données.
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