Partie bibliographie
Métaux traces
21
3.3. Le mercure
Le mercure, polluant ubiquiste toxique pour l’humain via la consommation d’organismes
contaminés, est une préoccupation majeure. C’est un élément assez rare puisqu’il ne représente
qu’un dix millionième de la croute terrestre.
La plupart des composés du mercure sont toxiques et peuvent être dangereux à de très faibles
concentrations dans les écosystèmes terrestres et aquatiques. Étant une substance rémanente, le
mercure peut s'accumuler, ou se bio accumuler, dans les organismes vivants, et entraîner une
toxicité de plus en plus grande chez les espèces d'un ordre plus élevé, comme par exemple les
poissons prédateurs, les oiseaux et les mammifères qui se nourrissent de poisson. Bien que les
effets à long terme du mercure sur l'ensemble de l'écosystème restent mal connus, la survie des
populations concernées et la biodiversité d'ensemble sont menacées.
Ainsi, à l’état liquide, il est hautement volatile, conduit efficacement l’électricité, se contracte ou
se dilate uniformément en réponse à des changements de température et de pression.
3.3.1 Le Méthyl mercure
Dans l'environnement, et en particulier dans les lacs, les voies navigables et les zones humides,
le mercure peut réagir sous l'influence d'interactions biogéochimiques pour former un composé
organique fortement toxique, le méthyl mercure. Ce composé, que le corps absorbe six fois plus
facilement que le mercure inorganique, utilise des cellules qui forment normalement une barrière
contre les toxines pour se déplacer dans le corps. Le méthyl mercure peut traverser la barrière
hémato-encéphalique et la barrière placentaire et réagir directement avec les cellules
embryonnaires et les cellules du cerveau. La contamination par le mercure est à l'origine d'une
gamme étendue de symptômes dans les organismes et ses effets sont particulièrement ressentis
dans les reins et les systèmes neurologiques. Bien que de faibles niveaux ne soient pas
directement mortels pour certains organismes, les effets toxicologiques comme une diminution
de la reproduction, de la croissance, du neuro développement et de l'aptitude à apprendre,
associée à des troubles du comportement, peuvent accroître le taux de mortalité et le risque de
prédation de certaines espèces sauvages.
3.3.2 Méthyl mercure dans le poisson
La protéine des poissons retient considérablement le méthyl mercure lorsque celui-ci est absorbé
par les branchies ou par des sources d'aliments contaminés. Dans certains cas, les niveaux de
méthyl mercure chez les poissons d'eau douce carnivores, comme l'achigan, le doré jaune et le
brochet, et les poissons de mer comme le requin et l'espadon.
Métaux traces
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3.3. Le mercure
Le mercure, polluant ubiquiste toxique pour l’humain via la consommation d’organismes
contaminés, est une préoccupation majeure. C’est un élément assez rare puisqu’il ne représente
qu’un dix millionième de la croute terrestre.
La plupart des composés du mercure sont toxiques et peuvent être dangereux à de très faibles
concentrations dans les écosystèmes terrestres et aquatiques. Étant une substance rémanente, le
mercure peut s'accumuler, ou se bio accumuler, dans les organismes vivants, et entraîner une
toxicité de plus en plus grande chez les espèces d'un ordre plus élevé, comme par exemple les
poissons prédateurs, les oiseaux et les mammifères qui se nourrissent de poisson. Bien que les
effets à long terme du mercure sur l'ensemble de l'écosystème restent mal connus, la survie des
populations concernées et la biodiversité d'ensemble sont menacées.
Ainsi, à l’état liquide, il est hautement volatile, conduit efficacement l’électricité, se contracte ou
se dilate uniformément en réponse à des changements de température et de pression.
3.3.1 Le Méthyl mercure
Dans l'environnement, et en particulier dans les lacs, les voies navigables et les zones humides,
le mercure peut réagir sous l'influence d'interactions biogéochimiques pour former un composé
organique fortement toxique, le méthyl mercure. Ce composé, que le corps absorbe six fois plus
facilement que le mercure inorganique, utilise des cellules qui forment normalement une barrière
contre les toxines pour se déplacer dans le corps. Le méthyl mercure peut traverser la barrière
hémato-encéphalique et la barrière placentaire et réagir directement avec les cellules
embryonnaires et les cellules du cerveau. La contamination par le mercure est à l'origine d'une
gamme étendue de symptômes dans les organismes et ses effets sont particulièrement ressentis
dans les reins et les systèmes neurologiques. Bien que de faibles niveaux ne soient pas
directement mortels pour certains organismes, les effets toxicologiques comme une diminution
de la reproduction, de la croissance, du neuro développement et de l'aptitude à apprendre,
associée à des troubles du comportement, peuvent accroître le taux de mortalité et le risque de
prédation de certaines espèces sauvages.
3.3.2 Méthyl mercure dans le poisson
La protéine des poissons retient considérablement le méthyl mercure lorsque celui-ci est absorbé
par les branchies ou par des sources d'aliments contaminés. Dans certains cas, les niveaux de
méthyl mercure chez les poissons d'eau douce carnivores, comme l'achigan, le doré jaune et le
brochet, et les poissons de mer comme le requin et l'espadon.
