Partie bibliographie
Métaux traces
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Chez plusieurs truites arc-en-ciel, après exposition pendant 80 semaines à 8 µg/l de Cd, ils ont
observés un accroissement des concentrations de calcium et de zinc dans le foie, ainsi qu’une
réduction de la concentration du calcium dans le squelette.
Le déséquilibre ionique provoqué par le cadmium pourrait aussi expliquer les troubles
neuromusculaires, l’hyperexcitabilité, les convulsions et la tétanie observés chez les poissons par
divers auteurs (Cearly et Coleman, 1974 ; Easton, 1974 ; Benoit et al., 1976 ; Sephar, 1976 in
FAO, 1977).
3.2. Le cuivre
La grande majorité des applications du cuivre se réfère à l'une des 2 propriétés dominantes : sa
conductibilité électrique et thermique d'une part et sa résistance à la corrosion d'autre part. La
couleur naturelle du cuivre est rose saumon, mais il apparaît souvent rouge par suite de son
oxydation superficielle.
Le cuivre à une grande résistance à la corrosion, lorsque le cuivre doit évoluer en milieu marin,
on l'allie généralement à l'aluminium ou au nickel pour lui donner une bonne résistance à
l'agression contre l'eau de mer.
C’est un métal oligo dynamique dans les eaux naturelles, c’est-à-dire qu’on le trouve d’ordinaire
en concentration inférieur à 5 µg/l, mais il peut également s’y trouver a des concentrations plus
élevées et nocives pour le poisson ; il est souvent présent aux côtés d’autres métaux traces (le
zinc).
3.2.1. Action létales directe sur le poisson
Bilinski et Jonas (1973) in FAO, 1976, ont constaté que l’exposition de la truite arc-en-ciel à des
concentrations létales de cuivre a réduit la capacité d’oxydation des lactates, mais dans le cas
d’exposition à des concentrations provoquant 33% de mortalité en 96 h, il n’y a pas eu de
réduction du taux d’oxydation. Par conséquent, l’hypothèse selon laquelle le poisson périrait
d’asphyxie est sans doute une simplification excessive.
Il a été trouvé des niveaux de cuivre dans l’ouïe, le foie et les reins de barbottes (Ictalarus
nebulosus) exposées à des concentrations sublétales de cuivre (Brungs, Leonard et Mckim, 1973
in FAO, 1976), des résultats assez analogue ont été observés dans le cas de la perche soleil
(Lapomis macrochirus) (Benoit, 1975 in FAO, 1976).
La conclusion étant qu’il y a un manque de connaissances sur les modalités de l’action nocive du
cuivre dans le poisson.
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