Partie bibliographie
Métaux traces
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3.3.3 La baie de Minamata
Au cours des années 50, Chisso Corporation basé à Minamata, au Japon, a rejeté dans la baie de
Minamata un effluent non traité qui contenait du chlorure de méthyl mercure. À la suite du dépôt
du mercure dans les sédiments de la baie, les espèces marines ont rapidement absorbé cette
substance et contaminé la totalité de l'écosystème. La consommation de poisson a entraîné le
décès de plus de 1 000 résidents locaux et des répercussions importantes sur le développement
des fœtus des femmes enceintes.
Les niveaux de mercure augmentent généralement, mais pas toujours, avec l'âge et la taille du
poisson. Les niveaux varient également selon les espèces et les emplacements. Le facteur de
bioaccumulation dans les poissons est lié à la quantité de méthyl mercure dans un endroit donné,
et, par conséquent, aux processus biogéochimiques locaux et aux apports de mercure de la
pollution atmosphérique. Afin de limiter l'exposition humaine au mercure à partir de poissons
contaminés, plusieurs ministères gouvernementaux ont émis des avis et des réglementations en
matière de consommation de poissons.
3.4 Le nickel
La présence de nickel dans l’environnement est naturelle et anthropique.
Le nickel représente 0,8 à 0,9% de la croute terrestre. Il est présent dans divers minerais : la
chalcopyrite, la pentlandite, la garniérite et secondairement la niccolite et la millerite.
Les principales sources anthropiques sont la combustion de charbon ou de fuel, l’incinération des
déchets, l’épandage des boues d’épuration, l’extraction et la production de nickel, la fabrication
de l’acier, le nickelage et les fonderies de plomb.
Les composés du nickel sont présents sous forme particulaire dans l’atmosphère, excepté le
nickel tétracarbonyle qu’on trouve exclusivement en phase vapeur.
Le nickel est un des constituants des poussières en suspension dans l’atmosphère. Sa
concentration est de l’ordre de 0,03 % (en relation avec la composition de la croute terrestre).
;
3.4.1 Effets létaux sur le poisson
La littérature spécialisée ne donne aucune description précise de la base biochimique de la
toxicité du nickel. Cependant, des études métaboliques faites sur les animaux indiquent que le
nickel, sous la forme d’ion divalent, est lié à diverses structures moléculaires telles que les acides
nucléiques et les protéines.
L’inhibition de l’activité ATP-ase par le nickel a été signalée à la fois in vivo et in vitro sur des
enzymes de diverses sources ; les effets sur diverses autres enzymes ont fait aussi l’objet de
rapports (Mushak, 1980 in FAO, 1984).
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