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» avec les autres, pensent arriver plus efficacement à leurs fins ainsi qu’à travers des conflits
ouverts » d’une part. Les usagers ayant un impact négatif sur l’écosystème sont également
favorables à ces approches car « elles sont en quelque sorte l’assurance qu’on ne leur impose
aucun changement qu’ils ne soient prêts à opérer » (Billé, 2006).
Toutefois, et en dépit de ces éléments quelques peu discordants, le concept GIZC adopté quasiunanimement par un grand nombre d’organismes internationaux, constituera la base
méthodologique de notre recherche.
1.2 Les outils de la GIZC et sa mise en place
La mise en place de l’approche de la gestion intégrée nécessite l’adoption d’outils permettant
aux différents acteurs d’adhérer au projet (Van Tilbeugh, 2006). Au niveau régional, la GIZC
constitue « une approche opérationnelle permettant la mise en œuvre effective » des autres
stratégies qui partagent les mêmes principes que la GIZC telles que l’Approche Écosystémique
(EcAP) et la Stratégie Méditerranéenne de Développement Durable (SMDD) dans les zones
côtières (CAR/PAP, 2015).
En Algérie, la première expérience GIZC fut menée lors du projet PAC (Programmes
d'Aménagement Côtier) mis en place à la fin des années 80 par le PAM dans le but d’établir
des coopérations et de mener des projets axés sur le développement durable de zones côtières.
Le PAC Algérie consacré à la zone côtière algéroise a débuté en 2002 et s’est achevé en 2006.
Ce projet a conduit au lancement de deux autres projets PAC dont ont bénéficié les zones
d’Oran et de Annaba. L’élaboration plan côtier pour la zone humide littorale de Réghaia (PCR)
a également été initiée en 2012 et clôturée en 2015 dans le cadre du MedPartnership. Il avait
comme objectif de mener une première expérience de gestion intégrée sur une échelle
territoriale réduite (Larid, 2015). Ce projet pilote a mené au classement de la zone comportant
une partie terrestre et une partie marine comme aire protégée par un arrêté spécial du wali
d'Alger (CAR/PAP, 2016).
Par ailleurs, l’Algérie a signé en 2008 le protocole relatif à la GIZC afin de faire face aux
différentes pressions et menaces pesant sur son littoral, notamment (SNGIZC, 2015) :
- La surpopulation et la forte artificialisation de la frange littorale qui ne représente que 1,9%
du territoire national et concentre 37% de la population,
- La « littoralisation » du développement ayant causé ces dernières années une perte
considérable en termes de foncier agricole et touristique côtier,
- L’aggravation du phénomène d’érosion côtière provoqué par les activités anthropiques,
- La perte de biodiversité et delà des activités associées telles que la pêche,
- L’augmentation de la vulnérabilité des zones côtières aux changements climatiques avec tous
les phénomènes que cela provoque (prolifération des espèces thermophiles, eaux colorées,
phénomènes météorologiques extrêmes…).
Ce protocole stipule dans l’article 18 que « chaque Partie renforce ou élabore une stratégie
nationale de gestion intégrée des zones côtières ainsi que des plans et programmes côtiers de
mise en œuvre conformes au cadre régional commun et dans le respect des objectifs et principes
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La gestion intégrée des parcs naturels côtiers: Cas du Parc National de Gouraya (PNC)? Bejaia - 18/243

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