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Comme son nom l’indique, la GIZC repose sur l’intégration de plusieurs dimensions qui varient
selon les auteurs. L’intégration revêt au moins cinq (05) dimensions selon (Cicin-Sain et
Knecht, 1998) :
1. L’intégration intersectorielle (intégration horizontale) des secteurs, activités et usages
présents dans la zone marine et côtière afin de réduire les conflits d’usages et de
permettre une cohabitation de ces derniers ;
2. L’intégration administrative (intégration verticale) des différentes échelles des autorités
et administrations publiques dans le but de coordonner l’ensemble des politiques et des
actions à différents niveaux ;
3. L’intégration spatiale des interactions entre les milieux terrestre et marin tout en
combinant leurs différentes composantes (physiques, biologiques et humaines) ;
4. L’intégration science-gestion qui stipule l’implication des différentes disciplines
scientifiques pertinentes pour la gestion des zones côtières afin de fournir les
informations requises pour la mise en place de la GIZC en tenant compte de facteurs
écologiques, sociaux et économiques ;
5. L’intégration internationale entre les États au niveau régional et global (Comley et
Rochette, 2015 ; Lozachmeur, 2009).
En plus des différents types d’intégration cités ci-dessus, Lozachmeur (2009) a rajouté :
• L’intégration environnementale qui requiert une implication systématique des enjeux et des
problématiques environnementales dans l’ensemble des politiques et des projets sectoriels ;
• L’intégration temporelle visant la cohérence des objectifs fixés à court et à long terme.
La GIZC a néanmoins fait l’objet d’études (Billé, 2006 ; Fauré, 2016) ayant évoqué les
faiblesses et les illusions du concept et de sa mise en œuvre. La littérature a entre autres mis en
évidence le fait que « les instruments de GIZC, quelle que soit leur échelle d’action, manquent
de compétences politiques pour pouvoir contribuer au processus de décision » (Fauré, 2016) et
que « La GIZC ne s’envisage que par des projets » (Billé 2006). Le manque de ressources pour
garantir la durabilité et la pérennité des instruments et des projets de la GIZC (Plante et al.,
2006 ; Fauré, 2016) a également été signalé. D’autre part, la représentativité des acteurs dans
les processus de participation et les rapports de force entre eux ont été remise en question.
Concernant le déroulement du processus, la capacité des différents acteurs à définir l’intérêt
général (Gareau et Lepage, 2005) et « L’illusion de la table ronde », où la considération que la
gestion des problèmes environnementaux est un problème de coordination et que la concertation
est le seul moyen de l’améliorer (Billé, 2006) ont également été critiquées. Ce consensus, perçu
comme indissociable de la concertation (Billé, 2006), pourrait bloquer le processus de prise de
décision (Fauré, 2016).
D’autre part, le consensus qui est souvent difficile à atteindre, peut mener quand il est atteint à
des compromis acceptables sur le plan social mais qui ne constituent pas la meilleure solution
sur le plan environnemental (Fauré, 2016). Les résultats ont également été jugés peu
convaincants et manquant d’innovation (Billé, 2006).
Ces approches consensuelles ont tendance « à satisfaire– à court terme – la plupart des acteurs
engagés ». Les acteurs du secteur de l’environnement « généralement en « rapport de faiblesse
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La gestion intégrée des parcs naturels côtiers: Cas du Parc National de Gouraya (PNC)? Bejaia - 17/243

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