Impact de la température d’élevage sur le développement larvaire et le
déterminisme sexuel chez le Tilapia nilotica
Généralités
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nombreuses que celles des alevins qui sont deux fois plus petits. Maintenus à jeun, les gros
alevins atteignent 50 % de mortalité plus tard que les petits alevins (Guillaume J. et al, 1999).
Les températures ont également une action dynamique sur les fonctions digestives des
poissons et modulent leur croissance. La croissance des larves en est affectée notamment
lorsqu'on s'éloigne de leur préférendum thermique. Ainsi, des hétérogénéités de croissance ont
été observées chez les juvéniles de perche commune dès que la température d'élevage passait
de 17 à 23 °C et s'accompagnait du phénomène de cannibalisme (Kestemont et Melard 2000,
in Fontaine et Le Bail, 2004).
Selon Boyd et Tucker (Boyd C.E. et Tuker C.S., 19985, in Aboubacr Togoyeni, 1996) la
température est un facteur crucial pour la croissance des poissons. Toute variation dans le
régime de cette caractéristique environnementale peut entraîner une différence de croissance
(Halvirsen H. et Svenning M.A., 2000. in Aboubacr Togoyeni., 1996) Il a ainsi été noté que
chez Oreochromis aureus, la croissance journalière est plus importante à 35 °C qu’à 27 °C
(Baras E., Prignon C., Gohougo G. et Melard C., 2000. in Aboubacr Togoyeni ,1996) . Un
effet positif de l’augmentation de cette variable (de 22.7 à 30.7 °C) et l’influence négative de
la diminution de la teneur en oxygène dissous ont également été observés sur la croissance de
Oreochromis niloticus élevé en bassins de 4 m2 (Melard C., 1986. in Aboubacr
Togoyeni ,1996)
B.1.2. L’alimentation :
Le passage de l'endotrophie à l’exotrophie déterminé par la quantité de réserve vitelline va
agir sur l'âge et donc la taille des larves (Wotton, 1999 in Fontaine P., Le Bail P.Y., 2004).
En présence d'aliments (proies vivantes ou aliments artificiels), les larves réagissent
chimiquement et visuellement (Bone et al, 1996 in Fontaine et Le Bail, 2004) et sont déjà
capables de capture et de digestion (Guillaume J. et al, 1999). Ainsi, en interaction avec les
facteurs environnementaux, la disponibilité de l'aliment en quantité et qualité dans le temps et
l'espace joue un rôle majeur dans l'expression du potentiel de croissance et la régulation de
son hétérogénéité (Kestemont et al, 2003). Les facteurs nutritionnels c'est à dire composition
de l'aliment, taux de rationnement, fréquence et moment des repas, granulométrie des
particules alimentaires, facilités ou difficultés d'accès à l'aliment induisent une hétérogénéité
de croissance et sont principalement responsables d'établissement de hiérarchies sociales et de
cannibalisme en larviculture (Hecht et Pienaar 1993 in Fontaine et Le Bail, 2004).
B.1.3. Autres facteurs abiotiques :
Les facteurs d'éclairement (durée de la photopériode, intensité lumineuse, modalités des
phases de transition jour/nuit...) en étroite relation avec la couleur des enceintes d'élevage et la
gestion du nourrissage agissent fortement sur la croissance aux premiers stades de
développement (Fontaine et Le Bail, 2004). Ces facteurs ont une action variable selon le stade
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