Impact de la température d’élevage sur le développement larvaire et le
déterminisme sexuel chez le Tilapia nilotica
Généralités
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A.1.2. Contrôle génique de la croissance
Chez les poissons, pendant la néomyogénèse, le nombre de fibres musculaires dont dépend
en grande partie la taille maximale de l’animal n'est pas toujours déterminé à l’éclosion
(Rowlerson et Veggetti, 2001, in Fontaine P. and Le Bail P.Y., 2004). En effet, la capacité
d'augmenter le nombre de fibres musculaires perdurent chez la larve après l'éclosion et même
chez les juvéniles et les adultes chez certaines espèces.
La croissance musculaire se réalise à la fois par hypertrophie et par hyperplasie (AlamiDurante H.and Rescan P.Y., 2003). D'après Alami-Durante et al (2003) cette myogénèse est
sous contrôle de gènes Myod et Myf5 et ceux-ci interviennent dans son initiation et dans la
différenciation musculaire.
La manipulation des facteurs externes tels que la température ou l'alimentation permettent
d'optimiser cette croissance musculaire en stimulant ses différentes étapes.
A.2. Rôle des facteurs biologiques
La fécondité des femelles et la qualité des gamètes peuvent être très perturbées (en nombre
comme en taille) par les conditions de croissance corporelle durant les premières phases de la
période post-larvaire, peu de temps avant l'entrée en puberté et durant toute la période de la
gamétogenèse (Le Bail, 1988 in Fontaine et Le Bail, 2004). Ces fortes interactions entre
alimentation (qualité et quantité), croissance corporelle et reproduction doivent être prises en
compte pour favoriser de bonnes conditions de reproduction.
De même, tous les changements morpho-anatomiques (métamorphose) et morphophysiologiques (taille de l'ouverture buccale, inflation de la vessie gazeuse et ontogenèse du
tube digestif) affectent directement la croissance aux premiers stades de développement
(Ricker 1979, Dabrowski et al, 1993 in Fontaine P., Le Bail P.Y., 2004).
B. Facteurs imposés par les conditions d'élevage
B.1. Les facteurs abiotiques
B.1.1. La température
Le poids de l'embryon au moment de l'éclosion et le rendement de transformation du
vitellus en embryon dépend de facteurs externes et notamment de la température (Guillaume
J. et al, 1999). Il semble existait une température pour laquelle la vitesse de croissance de
l'embryon est maximale et une autre température inférieure à la précédente et qui optimise le
rendement du vitellus et donne un poids maximal de la larve à jeun. Cette différence de taille
se répercute sur la physiologie des organes vitaux et sur le taux de survie. Ainsi, dans un
organe comme le foie, les gros alevins ont des cellules de même taille mais deux fois plus
déterminisme sexuel chez le Tilapia nilotica
Généralités
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A.1.2. Contrôle génique de la croissance
Chez les poissons, pendant la néomyogénèse, le nombre de fibres musculaires dont dépend
en grande partie la taille maximale de l’animal n'est pas toujours déterminé à l’éclosion
(Rowlerson et Veggetti, 2001, in Fontaine P. and Le Bail P.Y., 2004). En effet, la capacité
d'augmenter le nombre de fibres musculaires perdurent chez la larve après l'éclosion et même
chez les juvéniles et les adultes chez certaines espèces.
La croissance musculaire se réalise à la fois par hypertrophie et par hyperplasie (AlamiDurante H.and Rescan P.Y., 2003). D'après Alami-Durante et al (2003) cette myogénèse est
sous contrôle de gènes Myod et Myf5 et ceux-ci interviennent dans son initiation et dans la
différenciation musculaire.
La manipulation des facteurs externes tels que la température ou l'alimentation permettent
d'optimiser cette croissance musculaire en stimulant ses différentes étapes.
A.2. Rôle des facteurs biologiques
La fécondité des femelles et la qualité des gamètes peuvent être très perturbées (en nombre
comme en taille) par les conditions de croissance corporelle durant les premières phases de la
période post-larvaire, peu de temps avant l'entrée en puberté et durant toute la période de la
gamétogenèse (Le Bail, 1988 in Fontaine et Le Bail, 2004). Ces fortes interactions entre
alimentation (qualité et quantité), croissance corporelle et reproduction doivent être prises en
compte pour favoriser de bonnes conditions de reproduction.
De même, tous les changements morpho-anatomiques (métamorphose) et morphophysiologiques (taille de l'ouverture buccale, inflation de la vessie gazeuse et ontogenèse du
tube digestif) affectent directement la croissance aux premiers stades de développement
(Ricker 1979, Dabrowski et al, 1993 in Fontaine P., Le Bail P.Y., 2004).
B. Facteurs imposés par les conditions d'élevage
B.1. Les facteurs abiotiques
B.1.1. La température
Le poids de l'embryon au moment de l'éclosion et le rendement de transformation du
vitellus en embryon dépend de facteurs externes et notamment de la température (Guillaume
J. et al, 1999). Il semble existait une température pour laquelle la vitesse de croissance de
l'embryon est maximale et une autre température inférieure à la précédente et qui optimise le
rendement du vitellus et donne un poids maximal de la larve à jeun. Cette différence de taille
se répercute sur la physiologie des organes vitaux et sur le taux de survie. Ainsi, dans un
organe comme le foie, les gros alevins ont des cellules de même taille mais deux fois plus
