Impact de la température d’élevage sur le développement larvaire et le
déterminisme sexuel chez le Tilapia nilotica
Généralités
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B.2. Les muscles : Les masses musculaires sont très faibles au début puis s'accroissent et on
distingue chez l'adulte deux filets dorsaux épais et deux filets situés au niveau du flanc en
relation étroite avec les arêtes. Ces muscles assurent la propulsion du poisson. D'autres
muscles plus petits ont pour rôle de faire fonctionner les mâchoires et le pharynx (jouent un
rôle lors de la prise alimentaire et de la déglutition) et les nageoires (rôle dans l'orientation).
B.3. L'appareil digestif : La taille du tube digestif est adaptée à un régime alimentaire
fractionné en petite repas et distribué avec une grande fréquence.
B.4. Enzymologie :
Les enzymes spécifiques intervenant dans les processus métaboliques sont adaptées à
fonctionner dans une gamme de températures propres à l'espèce, avec parfois des possibilités
d'adaptation à des températures différentes (Barnabe G., 1991). La larve est capable de
dégrader les protéines puisqu'une activité trypsique est décelable dans le pancréas et la
lumière intestinale (Guillaume J. et al, 1999).
Les enzymes cytosoliques peuvent être observées au niveau de l'intestin postérieur, ce qui
suppose une dégradation intracellulaires des macromolécules protéiques et une absorption par
pinocytose. La présence d'une activité amylasique suggère la capacité d'utiliser de l'amidon.
Par contre, les fibres (polysaccharides complexes constitués principalement de cellulose chez
les végétaux) ne sont pas utilisables par Oreochromis niloticus qui ne dispose pas de cellulase
(Stickney, 1976 in Beveridge et al, 2000).
D'après Bœuf G. (1998), l'activité enzymatique est influencée par la composition du bol
alimentaire. Pepsine et trypsine paraissent moduler leur activité en relation avec les
formulations et la capacité de grandir des larves n'est pas corrélée au niveau d'activité des
enzymes; par contre la forme moléculaire de l'apport azoté influe sur les activités
enzymatiques du pancréas et de l'intestin.
L'incorporation de peptides courts dans la ration alimentaire permet un bon déroulement des
processus de maturation du tube digestif, induisant une amélioration de la croissance et de la
survie des larves. Le tableau porté en annexe VI de Guillaume J. et al peut résumer l'activité
enzymatique chez Oreochromis niloticus.
I.3.2. Les mécanismes de digestion :
La physiologie de la digestion chez Oreochromis niloticus a été étudiée par Moriarty (1973)
dans un article qui fait office de référence. Les détritus et les algues aux parois épaisses,
notamment les cyanobactéries, sont difficilement digérées par la plupart des poissons. Les
tilapias, en particulier Oreochromis niloticus, ont développé des mécanismes permettant leur
digestion. La prise de nourriture déclenche une sécrétion acide au niveau de l'estomac. Neutre
le matin, le pH peut ainsi chuter en dessous de 1,4-1,6 au bout de quelques heures, et cette
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