Chapitre I : Généralité
14
 Intoxications neurologiques par les fruits de mer (NSP). Intoxication associée à
l’espèce de Dinoflagellés Kareniabrevis.
 Intoxications diarrhéiques par les fruits de mer (DSP). Les toxines responsables sont
produites par des Dinoflagellés appartenant, principalement, aux genres Dinophysis
et Procentrum.
 Toxines cyanobactériennes. Les principales espèces responsables des blooms
cyanobactéries sont : Trichodesmiumthiebautii, T. erythraeum et Oscillatoriasp.
I.3. Le phytoplancton et l’écologie trophique dans un écosystème pélagique
En méditerranée, la production phytoplanctonique est un paramètre contrôlant le réseau
trophique. Dans ce contexte S. pilchardus et E. encrasicolus, et plus généralement les petits
poissons pélagiques, représentent le plus bas niveau trophique d’organismes du necton et
jouent un rôle crucial dans les écosystèmes marins (Bakun, 2006 ; Fréon et al., 2005). Ils
constituent le seul lien trophique entre le plancton et les organismes piscivores dans les
zones d’upwelling et en zone côtière (poissons « fourrages »). Ils caractérisent les
écosystèmes dits « en taille de guêpe » Bakun (2006) ; Palomeraet al. (2007)). Dans ces
écosystèmes, le fonctionnement n’est pas strictement régulé par un contrôle de type «
bottom-up » ou « top-down ». En effet, les petits poissons pélagiques composent le
compartiment de régulation du fonctionnement et donc de la structure de l’écosystème. Ce
compartiment est soumis, directement ou indirectement, aux variations environnementales,
climatiques et trophiques des autres compartiments qui lui sont associés (la répartition du
phytoplancton).
13.1 Critères pour définir l’écologie trophique
L’écologie trophique d’une espèce peut être décrite à travers différentes dimensions
caractérisant de façon conjointe ou non les proies et les prédateurs considérés :
L’importance du type de régime alimentaire des organismes (ex. carnivore, omnivore,
détritivore) qui module la structure et le fonctionnement des réseaux trophiques (Ballantyne
IV, 2004 ; Nambaetal.2008 ; Vandermeer, 2006).
a) Une dimension trophique
 La composition taxinomique du bol alimentaire ;
 Les critères de sélection des proies (ex : taille, abondance) ;
 Le taux d’ingestion ou la biomasse ingérée (ex : le taux de filtration chez les poissons
Précédent

Contribution à l\'étude de la relation proies-prédateurs au sein des écosystèmes pélagiques de la côte Algérienne: - 20/54

Suivant