Revue bibliographique
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Figure 4: Schéma illustrant les différents mécanismes de résistance aux antibiotiques
(Springernature.com, 2004).
I.2.2.3. Histoire de l’antibiorésistance
L'ampleur sans cesse croissante de la résistance aux antimicrobiens (RAM) rencontrée chez les
agents pathogènes humains est une préoccupation majeure pour la santé publique dans le
monde, limitant les options de traitement pour les infections bactériennes et réduisant ainsi
l'efficacité clinique tout en augmentant les coûts de traitement et la mortalité. Avec un manque
de développement de nouveaux antibiotiques et une résistance croissante même aux
antibiotiques de dernier recours, il est nécessaire de conserver ceux disponibles. (Nordmann et
al. 2012). Les antibiotiques naturels existent depuis plusieurs années (Barlow et Hall, 2002 ;
Hall et Barlow, 2004 ; Bhullar et al. 2012 ; Wright et Poinar, 2012), offrant un avantage sélectif
pour les souches productrices en inhibant ou en éliminant d'autres bactéries en compétition pour
les ressources (Martinez, 2008 ; Aminov, 2009). De plus, leur fonction en tant que molécules
de signalisation cellule-cellule a été décrite (Davies, 2006 ; Linares et al. 2006). Tout comme
les antibiotiques sont anciens, les gènes de résistance aux antibiotiques (ARG) le sont aussi,
comme en témoignent les études identifiant divers ARG dans d'anciens échantillons de
pergélisol (D'Costa et al. 2011 ; Perron et al. 2015) et des microbiomes de grottes isolées
(Bhullar et al. 2012). La résistance aux antibiotiques peut se produire soit par des mutations,
soit par l'acquisition de gènes conférant une résistance par transfert horizontal de gènes (HGT),
dont ce dernier est considéré comme le facteur le plus important dans la future pandémie de
RAM. (Barlow et Hall, 2002), (von Wintersdorff CJH et al. 2016).
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