Revue bibliographique
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I.2.2.4.Les types de résistance
Les bactéries peuvent posséder deux types de résistance à un antibiotique :
I .2.2.4.1.Résistance naturelle
La résistance naturelle, dont le support génétique est le chromosome bactérien, est une
caractéristique qui est présente de façon intrinsèque chez toutes les souches d'une même espèce
à un antibiotique. Elle est stable, transmise à la descendance. Elle permet de définir le spectre
d'activité des antibiotiques. À titre d'exemples, les entérobactéries et Pseudomonas aeruginosa
sont naturellement résistants aux macrolides car ceux-ci ne peuvent pas traverser la membrane
externe de la paroi de ces bactéries à Gram négatif. Klebsiella pneumoniae est naturellement
résistante à l'amoxicilline, ampicilline et à la ticarcilline, grâce à une bêta-lactamase
chromosomique naturelle (Touahir, 2017).
I.2.2.4.2. Résistance acquise (transfert horizontal de gènes)
Acquisition au cours du temps de nouveaux mécanismes de résistance aux antibiotiques par une
souche peut se faire par mutation ou acquisition de nouveau matériel génétique mobile
(plasmide, transposon) via des mécanismes de transfert génétiques : conjugaison,
transformation ou transduction (Norman et al. 2009) (Figure 5).
Conjugaison
La conjugaison est le transfert d'ADN par un processus en plusieurs étapes nécessitant un
contact de cellule à cellule via des pili de surface cellulaire ou des adhésines. Elle est facilitée
par la machinerie conjugative qui est codée soit par des gènes sur des plasmides à réplication
autonome, soit par des éléments conjugatifs intégratifs dans le chromosome (Smillie et al. 2010
; Wozniak et Waldor, 2010).
Transformation
En 1928, Griffith est devenu le premier à démontrer un échange génétique direct entre
différentes souches de Streptococcus pneumoniae (Griffith, 1928). Certaines bactéries sont
capables de l’incorporation d’ADN nu du milieu externe. C’est une acquisition permanente
pouvant entraîner une modification héréditaire de la bactérie réceptrice. Il est vite devenu
évident que les bactéries pouvaient utiliser la transformation pour échapper aux antibiotiques,
en échangeant des ARG. En 1951, Hotchkiss a induit une résistance à la pénicilline et à la
streptomycine chez des souches auparavant sensibles de S. pneumoniae en les exposant à l'ADN
de souches résistantes (Hotchkiss, 1951). Alexandre et al. Approfondirent ce travail en
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I.2.2.4.Les types de résistance
Les bactéries peuvent posséder deux types de résistance à un antibiotique :
I .2.2.4.1.Résistance naturelle
La résistance naturelle, dont le support génétique est le chromosome bactérien, est une
caractéristique qui est présente de façon intrinsèque chez toutes les souches d'une même espèce
à un antibiotique. Elle est stable, transmise à la descendance. Elle permet de définir le spectre
d'activité des antibiotiques. À titre d'exemples, les entérobactéries et Pseudomonas aeruginosa
sont naturellement résistants aux macrolides car ceux-ci ne peuvent pas traverser la membrane
externe de la paroi de ces bactéries à Gram négatif. Klebsiella pneumoniae est naturellement
résistante à l'amoxicilline, ampicilline et à la ticarcilline, grâce à une bêta-lactamase
chromosomique naturelle (Touahir, 2017).
I.2.2.4.2. Résistance acquise (transfert horizontal de gènes)
Acquisition au cours du temps de nouveaux mécanismes de résistance aux antibiotiques par une
souche peut se faire par mutation ou acquisition de nouveau matériel génétique mobile
(plasmide, transposon) via des mécanismes de transfert génétiques : conjugaison,
transformation ou transduction (Norman et al. 2009) (Figure 5).
Conjugaison
La conjugaison est le transfert d'ADN par un processus en plusieurs étapes nécessitant un
contact de cellule à cellule via des pili de surface cellulaire ou des adhésines. Elle est facilitée
par la machinerie conjugative qui est codée soit par des gènes sur des plasmides à réplication
autonome, soit par des éléments conjugatifs intégratifs dans le chromosome (Smillie et al. 2010
; Wozniak et Waldor, 2010).
Transformation
En 1928, Griffith est devenu le premier à démontrer un échange génétique direct entre
différentes souches de Streptococcus pneumoniae (Griffith, 1928). Certaines bactéries sont
capables de l’incorporation d’ADN nu du milieu externe. C’est une acquisition permanente
pouvant entraîner une modification héréditaire de la bactérie réceptrice. Il est vite devenu
évident que les bactéries pouvaient utiliser la transformation pour échapper aux antibiotiques,
en échangeant des ARG. En 1951, Hotchkiss a induit une résistance à la pénicilline et à la
streptomycine chez des souches auparavant sensibles de S. pneumoniae en les exposant à l'ADN
de souches résistantes (Hotchkiss, 1951). Alexandre et al. Approfondirent ce travail en
