Chapitre 3 : Résultats et discussion
76
Concernant les espèces nuisibles pour la faune marine, sont aussi détectées durant la période
d’étude ; ces derniers produisent des ichthyotoxines libérées dans l’eau et qui sont donc
directement toxiques pour les espèces marines, végétales ou animales. Il s’agit des genre
Dinoflagellés suivants : Ceratium, Prorocentrum, Karenia, Gyrodinium, Noctiluca,
Scrippsiella, Akashiwo, Gonyaulax. Pour les Diatomées, nous mentionnons la présence des
genres nuisibles : Cylindroththeca, Chaetoceros, Leptocylindrus, Thalassiosira, Rhizosolenia.
Ces mêmes espèces ont été observé par Djemaoun et Fernani (2019), à Aïn Taya au niveau
de la ferme conchylicole « ORCA-MARINE », à des fortes concentrations. Cela, peut être
expliqué par la période d’échantillonnage, en fait, l’étude qui s’y déroulée à Aïn Taya du mois
de Janvier jusqu’au mois de Juillet, inclue toute la saison printanière favorable pour le
développement du phytoplancton.
L’observation ponctuelle et très fréquente des espèces Ceratium furca et Scrippsiella
trochoidea dans la ferme conchylicole « CULTMARE », est probablement due à sa capacité de
supporter des conditions environnementales fluctuantes et contrastées, car elle s’adapte à une
large gamme de température et salinité. Les efflorescences de ces espèces provoquent des
marées rouges toxiques (rouge-brun) et/ou une décoloration de l’eau, ainsi, endommagent les
branchies des poissons et appauvrissent l'oxygène dissous en provoquant des conditions
anoxiques (Wang et al., 2007 ; Morton et al., 2011).
Malgré la présence de ce cortège d’espèces toxique et/ou nocives contributrices aux « HABs »,
aucune efflorescence algale massive et exceptionnel (Concentration > 10
6
cellules/l) (Pal et
Choudhury, 2014) n’a été observé durant cette étude.
En revanche, l'absence d’une espèce dans nos récoltes ne signifie pas forcément qu’elle est
absente dans la fermer conchylicole, cela, peut être expliqué probablement par la limite de la
méthode (Uthermöl, 1958), utilisée pour l’observation des espèces de phytoplancton car une
espèce n’est possible à observer qu’à partir d’une concentration minimale de 100 cellules/l.
Les moules se nourrissent par filtration d'éléments microscopiques à travers leurs branchies.
Etant donné leur fixation, ce sont des collecteurs passifs et leur nutrition est conditionnée par
la circulation d'eau qui véhicule les particules alimentaires (Desgouille, 1969). Bien que nous
n'ayons pas considéré l'alimentation des moules et huîtres, nous avons tenté de tenir compte des
remarques et données complémentaires sur la diversité et la composition du phytoplancton dans
le liquide inter-valvaire, ceci permettra d'insister sur son rôle trophique et la place du
phytoplancton dans le domaine mytilicole.
Précédent

Contribution à l’étude du phytoplancton potentiellement toxique et/ ou nuisible au niveau d’une ferme conchylicole « CULTMARE » (Tipaza): - 92/117

Suivant